Le résultat positif pour le bébé de Montpellier constitue ainsi la première confirmation d’exposition directe à la toxine céréulide dans le pays.
Les autorités françaises ont confirmé la présence de la toxine céréulide dans les selles d’un nourrisson hospitalisé à Montpellier après avoir consommé du lait infantile de la marque Gallia Calisma (Danone), visé par un rappel officiel, a rapporté vendredi le ministère français de la Santé.
Le bébé, âgé de 24 jours, a été hospitalisé du 6 au 7 février.
Selon le ministère,
"ce résultat confirme que l’enfant concerné a été exposé à cette toxine. Cet enfant fait effectivement partie des cas précédemment recensés par les autorités sanitaires et intégrés au suivi national"
.
Les autorités précisent toutefois que l’analyse de l’imputabilité relève d’une expertise collégiale médicale et scientifique, et appartient aux soignants et spécialistes en toxicologie mobilisés dans le cadre des investigations.
"Les investigations épidémiologiques, cliniques et analytiques se poursuivent en lien étroit avec les autorités compétentes"
, indique le communiqué officiel.
Cette annonce intervient alors que la France a recensé trois décès de nourrissons ayant consommé des produits concernés par les rappels, sans qu’aucun lien de causalité n’ait été établi jusqu’ici.
Le résultat positif pour le bébé de Montpellier constitue ainsi la première confirmation d’exposition directe à la toxine céréulide dans le pays.
Cinq enquêtes judiciaires ouvertes
Le pôle santé publique du parquet de Paris a ouvert le 30 janvier cinq enquêtes concernant plusieurs marques de lait infantile, dont Nestlé, Lactalis, Danone, Babybio et La Marque en moins.
Les investigations visent des chefs d’accusation tels que
"tromperie sur une marchandise entraînant un danger pour la santé de l’homme"
,
"mise en danger de la vie d’autrui"
ou
"inexécution par exploitant du secteur alimentaire de procédure de retrait ou rappel d’un produit préjudiciable à la santé".
Ces enquêtes sont confiées à l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (OCLAESP) et à la Brigade nationale d’enquêtes vétérinaires et phytosanitaires (BNEVP), chargées de déterminer l’origine de la contamination et d’évaluer les risques pour la santé publique.
Depuis décembre 2025, plusieurs marques ont procédé à des rappels volontaires de produits infantile en France et dans d’autres pays européens en raison de la possible présence de la toxine céréulide, produite par certaines souches de Bacillus cereus, susceptible de provoquer des troubles gastro-intestinaux sévères.
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