L’OCI tient une réunion d’urgence sur les projets d’annexion de la Cisjordanie par Israël

La rédaction avec
12:3727/02/2026, Cuma
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Le secrétaire général de l'Organisation de coopération islamique (OCI) Hissein Brahim Taha, le vice-ministre turc des Affaires étrangères et président de l'OCI Musa Kulaklikaya, et l'ambassadeur Cenk Uraz, représentant permanent de la Turquie auprès de l'OCI, assis lors d'une réunion extraordinaire du Conseil des ministres des Affaires étrangères convoquée par l'OCI, au siège du Secrétariat général à Djeddah, le 10 janvier 2026.
Crédit Photo : FADEL SENNA / AFP
Le secrétaire général de l'Organisation de coopération islamique (OCI) Hissein Brahim Taha, le vice-ministre turc des Affaires étrangères et président de l'OCI Musa Kulaklikaya, et l'ambassadeur Cenk Uraz, représentant permanent de la Turquie auprès de l'OCI, assis lors d'une réunion extraordinaire du Conseil des ministres des Affaires étrangères convoquée par l'OCI, au siège du Secrétariat général à Djeddah, le 10 janvier 2026.

L’Organisation de la coopération islamique (OCI) a tenu jeudi une réunion d’urgence au niveau des ministres des Affaires étrangères afin d’examiner l’approbation récente par Israël d’un plan visant à classer de vastes zones de la Cisjordanie occupée comme "propriété de l’État". Une décision que ses détracteurs assimilent à une annexion de facto, dans un contexte de violations persistantes dans les territoires palestiniens.

Dans un communiqué, l’OCI a précisé que la réunion du Comité exécutif s’est déroulée à son siège de Djeddah, en Arabie saoudite, dans le cadre d’efforts diplomatiques intensifiés pour faire face aux initiatives d’annexion israéliennes. Plusieurs ministres des États membres, ainsi que des ambassadeurs et délégations diplomatiques, ont pris part aux discussions.

Les participants ont examiné les moyens d’adopter une position commune et de coordonner des mesures en réponse aux actions israéliennes. Le communiqué souligne que la rencontre visait à mobiliser davantage la communauté internationale afin de défendre les droits légitimes du peuple palestinien et à alerter sur des pratiques israéliennes perçues comme une menace pour la sécurité régionale.

Lors de la session, le vice-ministre saoudien des Affaires étrangères, Waleed al-Khereiji, a réaffirmé le rejet par son pays des mesures prises par Israël dans les territoires palestiniens, estimant qu’elles compromettent la paix et la stabilité. Il a condamné notamment les initiatives de colonisation en Cisjordanie, qu’il a qualifiées d’illégales.

Le 8 février, le cabinet de sécurité israélien a adopté plusieurs décisions modifiant le statu quo en Cisjordanie au profit des colons juifs et au détriment des Palestiniens.

Parmi ces mesures figurent la levée d’obstacles empêchant les colons d’acheter directement des terres, l’octroi à Israël de pouvoirs élargis pour saisir des zones relevant de l’administration palestinienne sous divers prétextes, ainsi que la suppression de certaines prérogatives locales dans la ville palestinienne de Hébron afin d’y instaurer une "municipalité parallèle" affiliée à Israël.

Le 15 février, le gouvernement israélien a également approuvé le lancement d’un processus unilatéral d’"enregistrement foncier" en Cisjordanie occupée, une initiative considérée comme une formalisation de la confiscation de terres palestiniennes au regard du droit international.

Selon le droit international, la Cisjordanie, occupée par Israël depuis 1967, est reconnue comme un territoire destiné à constituer un futur État palestinien, Israël y étant considéré comme puissance occupante. Le transfert de population de la puissance occupante vers un territoire occupé, ainsi que les modifications du régime de propriété, sont considérés comme des violations du droit international.


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