Attentat contre Samuel Paty : 20 ans de prison requis contre Abdelhakim Sefrioui et Brahim Chnina

La rédaction avec
17:0027/02/2026, vendredi
AA
Le procès, qui s’est ouvert le 26 janvier dernier, se poursuivra quant à lui jusqu’au lundi 2 mars, date à laquelle la Cour rendra son verdict.
Crédit Photo : X /
Le procès, qui s’est ouvert le 26 janvier dernier, se poursuivra quant à lui jusqu’au lundi 2 mars, date à laquelle la Cour rendra son verdict.

Le PNAT (parquet national antiterroriste) a requis des peines de 20 ans de prison à l’encontre des deux pères de famille, Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui, dans le procès de l’attentat qui a couté la vie à Samuel Paty en octobre 2020.

En première instance, 12 ans avaient été requis contre Sefrioui, et 10 ans contre Chnina, mais la Cour d’assises spéciale de Paris avait finalement décidé d’aller bien au-delà de la demande du parquet en les condamnant respectivement à 15 et 13 ans de prison.

Le PNAT les accuse en effet d’avoir contribué à la chaîne ayant conduit à l’assassinat de l’enseignant, en publiant des vidéos visant à dénoncer un cours de Samuel Paty dans lequel il avait montré des caricatures du Prophète Mohammed, à ses élèves.

L’accusation souhaite par ailleurs que les peines soient assorties d’une période de sureté des deux tiers, et retient la qualification d’AMT (association de malfaiteurs terroriste) pour laquelle ils ont déjà été condamnés.

Ils ne connaissent pas l'auteur

Selon les informations d’Anadolu, la sévérité des réquisitions, alors même que les deux accusés ne connaissaient d’aucune manière, le terroriste, auteur de la décapitation de Samuel Paty, a fait l’effet d’une déflagration dans l’entourage des deux hommes.

Pour rappel, le professeur d’histoire-géographie, enseignant du collège du Bois d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), avait été assassiné et décapité par Abdoullakh Anzorov, un étudiant tchétchène, quelques jours après avoir montré à ses élèves des caricatures du Prophète Mohammed lors d’un cours sur la liberté d’expression.

Au cours du procès en première instance, qui s’était déroulé fin 2024, les huit accusés avaient tous été reconnus coupables de diverses infractions et condamnés à des peines allant jusqu’à 16 ans de prison.

Parmi les quatre accusés ayant fait appel figurent Naïm Boudaoud et Azim Epsirkhanov, deux anciens amis de l’assaillant, condamnés à 16 ans de réclusion pour complicité d’assassinat, alors même que le PNAT (parquet national antiterroriste) avait finalement écarté cette qualification dans son réquisitoire.

Les réquisitions les concernant doivent intervenir dans l’après-midi de ce vendredi 27 février.

Le procès, qui s’est ouvert le 26 janvier dernier, se poursuivra quant à lui jusqu’au lundi 2 mars, date à laquelle la Cour rendra son verdict.


A lire également:

#Affaire Samuel Paty
#France
#terrorisme
#justice