Oman "consterné" par les frappes américano-israéliennes contre l’Iran, appelle Washington à "ne pas s’enliser davantage"

La rédaction avec
15:3928/02/2026, samedi
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Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi (à gauche) rencontre son homologue omanais Badr bin Hamad Al Busaidi (à droite) à Genève, en Suisse, le 26 février 2026.
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Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi (à gauche) rencontre son homologue omanais Badr bin Hamad Al Busaidi (à droite) à Genève, en Suisse, le 26 février 2026.

Le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr Albusaidi, a exprimé samedi sa consternation face aux frappes menées conjointement par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Il a appelé Washington à faire marche arrière, estimant que ces attaques portent un coup sérieux aux efforts diplomatiques en cours.

"Je suis consterné. Des négociations actives et sérieuses ont, une fois de plus, été compromises",
a écrit Albusaidi sur le réseau social américain X.
"Ni les intérêts des États-Unis ni la cause de la paix mondiale ne sont servis par cette action."
Dans la foulée, il a exhorté Washington à la retenue.
"J’exhorte les États-Unis à ne pas s’enliser davantage. Ce n’est pas votre guerre",
a-t-il ajouté.
"Je prie pour les innocents qui vont souffrir",
a-t-il également écrit.
Ces déclarations revêtent un poids particulier au regard du rôle central joué par Oman comme médiateur dans les pourparlers nucléaires entre Washington et Téhéran. En effet, Albusaidi avait rencontré vendredi le vice-président américain, JD Vance, quelques heures seulement avant les frappes, affichant alors son optimisme en affirmant que
"la paix est à notre portée".
Les attaques sont intervenues alors que Washington et Téhéran étaient engagés dans des négociations sur le programme nucléaire iranien.
Le dernier cycle de discussions s’est achevé jeudi à Genève.
Par ailleurs, Israël et les États-Unis ont annoncé tôt samedi le lancement d’une opération militaire conjointe contre l’Iran, invoquant les
"menaces"
posées par le
"régime iranien".

Il convient de rappeler que, en juin dernier, les États-Unis avaient déjà frappé trois sites nucléaires iraniens au cours d’un conflit de douze jours entre Israël et l’Iran.

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