Burundi: L'ONU débloque 2.5 millions de dollars pour assister près de 67.000 réfugiés congolais

17:172/04/2025, mercredi
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Joyce Msuya, sous-secrétaire générale aux affaires humanitaires et coordinatrice adjointe des secours d'urgence, s'exprime lors d'une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur le maintien de la paix et de la sécurité en Ukraine au siège de l'ONU, le 26 mars 2025 à New York.
Crédit Photo : Michael M. Santiago / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Joyce Msuya, sous-secrétaire générale aux affaires humanitaires et coordinatrice adjointe des secours d'urgence, s'exprime lors d'une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur le maintien de la paix et de la sécurité en Ukraine au siège de l'ONU, le 26 mars 2025 à New York.

Le Bureau de l’ONU pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a débloqué 2,5 millions de dollars pour venir en aide à environ 67 000 réfugiés congolais installés au Burundi, a annoncé mercredi sur X Joyce Msuya, coordinatrice adjointe des secours d’urgence à l’OCHA.

Cette enveloppe permettra d’"
apporter une aide immédiate aux nouveaux arrivants, dans l’espoir d’éviter une crise humanitaire plus grave"
, a-t-elle précisé.

D’après l’OCHA, ces réfugiés ont fui en quelques semaines les violences en République démocratique du Congo (RDC) et se trouvent dans une situation de détresse et d’épuisement.

Dans l’est de la RDC, frontalier du Burundi, les combats entre le groupe rebelle M23 et l’armée congolaise ont provoqué d’importants déplacements de population.


Le M23, un conflit qui s’enlise


Le M23 a été créé en 2012 par des militaires dissidents de l’armée congolaise. Après une montée en puissance, il a été défait en 2013 par les Forces armées de la RDC (FARDC), soutenues par les Casques bleus de la Monusco.


Cependant, le M23 a repris les armes en 2022, s’emparant de plusieurs localités de la province du Nord-Kivu, située à la frontière du Rwanda et de l’Ouganda.

Kinshasa accuse Kigali de soutenir activement le M23 pour accéder aux ressources minières de la région. Ces accusations sont corroborées par plusieurs rapports de l’ONU, qui évoquent un appui militaire rwandais au mouvement rebelle.


Le Rwanda rejette ces allégations, affirmant que le M23 est un mouvement congolais dirigé par des Congolais, bien que ses membres parlent le kinyarwanda, langue nationale du Rwanda.

Un conflit aux multiples alliances


Kigali conteste également les conclusions des rapports onusiens, rappelant avoir désarmé les rebelles du M23 réfugiés sur son territoire en 2012-2013, avant de remettre leur arsenal aux autorités congolaises.


Pour le Rwanda,
"la question du M23 est une menace sécuritaire"
. Kigali accuse la RDC d’avoir formé une large coalition militaire contre lui, incluant des soldats burundais, des miliciens Wazalendo, des mercenaires européens et des combattants des FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda), un groupe armé opposé au régime rwandais.

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