France/Affaire Bétharram : 48 nouvelles plaintes, le nombre total de victimes s'élève à 200

15:442/04/2025, Çarşamba
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En outre, 90 des 200 plaintes déposées depuis février 2024 portent sur des faits à caractère sexuel, selon le porte-parole des victimes, précise le même média.
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En outre, 90 des 200 plaintes déposées depuis février 2024 portent sur des faits à caractère sexuel, selon le porte-parole des victimes, précise le même média.

Le collectif des anciens élèves victimes de violences physiques et sexuelles à Bétharram (Pyrénées-Atlantiques) dépose 48 nouvelles plaintes, ce mercredi 2 avril, au parquet de Pau, ce qui portera le chiffre total à 200 dans ce dossier, a indiqué son porte-parole Alain Esquerre cité par des médias locaux.

Cette action portera le chiffre total à 200 dans ce dossier, a indiqué son porte-parole Alain Esquerre, lui-même ancien élève de l'établissement catholique privé sous contrat, situé au sud du chef-lieu des Pyrénées-Atlantiques, souligne l'Humanité.


"Quarante-huit plaintes en un peu plus d'un mois, c'est énorme"
, relève Alain Esquerre alors que le nombre de plaintes collectées s'est nettement accéléré depuis la médiatisation accrue de l'affaire il y a deux mois. Parmi ces 48 plaintes, l'une d'elles porte sur des faits de viol en réunion, commis par deux prêtres, a poursuivi le porte-parole.

En outre, 90 des 200 plaintes déposées depuis février 2024 portent sur des faits à caractère sexuel, selon le porte-parole des victimes, précise le même média.

Seules deux plaintes ne sont, à ce jour, pas prescrites et ont conduit à la mise en examen, le 21 février, d'un ancien surveillant de l'établissement pour
"agression sexuelle sur mineur de quinze ans en 2004"
et
"viol sur mineur de quinze ans par personne ayant autorité commis entre 1991 et 1994"
.

Un autre surveillant et un prêtre placé en garde à vue avaient pour leur part bénéficié de la prescription dans ce dossier où les sévices dénoncés s'étalent de 1957 à 2004, avait alors indiqué le parquet. Une prescription que dénonce depuis plusieurs semaines maître Jean-François Blanco, d'après la même source.

Depuis la mise au jour de cette affaire, les révélations se multiplient concernant l'enseignement catholique privé. Ainsi, dimanche 30 mars, le média d'investigation Mediapart révélait que
"le gouvernement Bayrou"
refusait
"de rendre public"
un rapport sur l'établissement de l'Immaculée-Conception – lui aussi situé dans le fief du premier ministre.

Le premier ministre François Bayrou devrait être interrogé par une commission d'enquête sur les violences dans les établissements scolaires courant mai, alors qu'il apparaît clairement qu'il ne pouvait ignorer les graves accusations de violences physiques et sexuelles qui pesaient sur l'établissement catholique privé du Béarn, Notre-Dame de Bétharram, rappelle enfin l'Humanité.


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