
La bande de Gaza traverse une grave crise alimentaire, marquée par une pénurie aiguë de farine. Les besoins quotidiens atteignent 450 tonnes, mais les approvisionnements restent largement insuffisants. Les autorités locales dénoncent une "famine organisée" liée aux restrictions imposées sur l’aide. Malgré le cessez-le-feu, l’entrée de l’aide humanitaire reste limitée. La situation s’aggrave avec la réduction des livraisons et l’arrêt de plusieurs programmes humanitaires. Près de 1,9 million de Palestiniens vivent toujours déplacés dans des conditions extrêmement précaires.
Le besoin quotidien en farine dans la bande de Gaza atteint environ 450 tonnes, alors que seulement 200 tonnes sont actuellement disponibles, selon le bureau des médias du gouvernement local. Cette situation accentue une crise humanitaire déjà critique dans l’enclave palestinienne.
Dans un communiqué publié dimanche, les autorités locales accusent Israël d’intensifier une politique de "famine organisée" en limitant l’entrée de farine. Elles estiment que les restrictions imposées aggravent les conditions de vie des civils.
Aide humanitaire insuffisante
Malgré l’accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre 2025, la situation ne s’est pas améliorée de manière significative. L’accord prévoyait l’entrée de 600 camions d’aide par jour. Toutefois, seuls 38% des volumes d’avant-guerre seraient actuellement autorisés.
La crise s’est aggravée après l’arrêt du soutien en farine de l’organisation World Central Kitchen. Celle-ci fournissait auparavant entre 20 et 30 tonnes par jour. Parallèlement, le Programme alimentaire mondial a réduit ses livraisons de 300 à 200 tonnes quotidiennes.
Plusieurs autres organisations humanitaires ont également suspendu leurs programmes de distribution de pain et de farine dans l’enclave.
Une population massivement déplacée et vulnérable
Environ 1,9 million de Palestiniens, sur une population totale de 2,4 millions, restent déplacés. La majorité vit dans des conditions précaires, dans des tentes usées, après la destruction de leurs habitations.
La guerre menée contre Gaza a fait plus de 72 000 morts et environ 172 000 blessés. Elle a également provoqué des destructions massives, affectant près de 90% des infrastructures civiles.









