Hôpital d’Alep hors service après des attaques des FDS

La rédaction avec
17:507/01/2026, mercredi
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Des habitants transportent leurs biens alors qu'ils fuient le quartier kurde d'Ashrafieh à Alep, le 7 janvier 2026.
Crédit Photo : BAKR ALKASEM / AFP
Des habitants transportent leurs biens alors qu'ils fuient le quartier kurde d'Ashrafieh à Alep, le 7 janvier 2026.

L’hôpital de médecine interne d’Alep, situé dans le nord de la Syrie, est totalement hors service après avoir été la cible de bombardements et de tirs directs de snipers attribués aux groupes terroristes PKK/YPG opérant sous l’appellation des Forces démocratiques syriennes (FDS), a annoncé mercredi un responsable de la santé syrienne.

S’exprimant sur la chaîne publique Alikhbariya, le directeur de la santé d’Alep, Mohammad Jomaa, a indiqué que l’établissement, implanté dans le quartier de Bustan al-Basha, a subi d’importants dégâts touchant aussi bien ses infrastructures que ses services médicaux, rendant toute poursuite de l’activité impossible à ce stade.


"L’hôpital a été complètement mis hors service en raison des bombardements et des tirs directs de snipers menés par les FDS",
a-t-il déclaré.

Des mesures d’urgence ont immédiatement été mises en place, avec le transfert de l’ensemble des patients vers plusieurs hôpitaux de la ville afin de garantir la continuité des soins, a-t-il précisé.

Les autorités ont également vérifié l’état de santé des patients et confirmé que les malades ainsi que le personnel médical de service étaient en sécurité.


Cette annonce intervient dans un contexte de tensions accrues et de déplacements de population dans plusieurs secteurs d’Alep, alors que les FDS ont repris, mercredi matin pour la deuxième journée consécutive, les bombardements de quartiers résidentiels. La veille, au moins cinq personnes avaient été tuées et seize autres blessées lors d’une série d’attaques menées par le groupe dans la ville.


L’armée syrienne a déclaré que les positions militaires des FDS dans les quartiers de Cheikh Maqsoud et d’Achrafieh à Alep constituaient désormais des
"cibles légitimes"
, en réaction à l’escalade des violences et aux
"massacres"
perpétrés dans la province.

Le 10 mars, la présidence syrienne avait annoncé la signature d’un accord prévoyant l’intégration des FDS au sein des institutions de l’État, réaffirmant l’unité territoriale du pays et rejetant toute tentative de partition. Toutefois, selon les autorités syriennes, les FDS n’ont, dans les mois qui ont suivi, manifesté aucune volonté de se conformer aux termes de cet accord.


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