Iran: deux membres d’un groupe d’opposition exécutés par pendaison

La rédaction avec
10:204/04/2026, samedi
MAJ: 4/04/2026, samedi
AFP
Deux membres présumés des Moudjahidines du peuple ont été exécutés en Iran après confirmation de leur condamnation pour rébellion et actes de sabotage. Ces exécutions s’inscrivent dans une série visant ce groupe d’opposition. Elles interviennent dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient et de renforcement des mesures sécuritaires en Iran, marqué par une hausse des exécutions et des actions contre les opposants au régime.
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Deux membres présumés des Moudjahidines du peuple ont été exécutés en Iran après confirmation de leur condamnation pour rébellion et actes de sabotage. Ces exécutions s’inscrivent dans une série visant ce groupe d’opposition. Elles interviennent dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient et de renforcement des mesures sécuritaires en Iran, marqué par une hausse des exécutions et des actions contre les opposants au régime.

Les autorités iraniennes ont procédé samedi à l’exécution de deux hommes condamnés pour leur appartenance à un groupe d’opposition interdit et pour des actions visant à déstabiliser le pouvoir, selon une annonce du pouvoir judiciaire.

D’après le site Mizan Online, organe officiel de l’appareil judiciaire iranien, Abolhassan Montazer et Vahid Baniamerian ont été pendus après la confirmation de leur condamnation par la Cour suprême.

Des condamnations liées à des activités de déstabilisation

Les deux hommes ont été reconnus coupables de tentative de
"rébellion avec implication dans de multiples actes terroristes",
ainsi que d’
"appartenance au groupe MEK et actes de sabotage visant à renverser la République islamique".

Les autorités n’ont pas précisé la date de leur arrestation ni les circonstances détaillées des faits qui leur sont reprochés.

Ces exécutions s’inscrivent dans une série de condamnations visant les Moudjahidines du peuple (MEK), un mouvement d’opposition historique au régime iranien. Quatre autres membres de cette organisation ont été exécutés plus tôt dans la semaine.
Fondé dans les années 1960, le MEK avait initialement soutenu la Révolution islamique de 1979 avant de rompre avec le pouvoir dans les années 1980. Il est depuis classé comme organisation
"terroriste"
par les autorités iraniennes.

Un contexte de tensions régionales et de répression accrue

L’Iran figure parmi les pays ayant recours le plus fréquemment à la peine capitale. Selon des organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, le pays se classe au deuxième rang mondial en nombre d’exécutions, derrière la Chine.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février à la suite d’une offensive israélo-américaine contre Téhéran, les autorités iraniennes ont intensifié les mesures sécuritaires, incluant des arrestations et des exécutions.

Jeudi, un autre homme a été pendu après avoir été reconnu coupable d’avoir mené des actions pour le compte d’Israël et des États-Unis lors des mouvements de contestation survenus en décembre et janvier.

Ces développements interviennent dans un contexte de fortes tensions internes et régionales, marquées par une confrontation accrue entre l’Iran et ses adversaires, ainsi que par une surveillance renforcée des opposants au régime.

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