Israël renforce les restrictions d’accès à la mosquée Al-Aqsa pour le premier vendredi du Ramadan

La rédaction avec
14:1120/02/2026, Cuma
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Des soldats israéliens discutent avec une Palestinienne au poste de contrôle de Qalandia, dans la ville occupée de Ramallah, en Cisjordanie, le 20 février 2026, alors qu'elle tente d'entrer à Jérusalem pour se rendre à la mosquée Al-Aqsa afin d'assister à la première prière du vendredi midi du mois sacré du ramadan.
Crédit Photo : Jaafar ASHTIYEH / AFP
Des soldats israéliens discutent avec une Palestinienne au poste de contrôle de Qalandia, dans la ville occupée de Ramallah, en Cisjordanie, le 20 février 2026, alors qu'elle tente d'entrer à Jérusalem pour se rendre à la mosquée Al-Aqsa afin d'assister à la première prière du vendredi midi du mois sacré du ramadan.

Les autorités israéliennes ont renforcé vendredi les restrictions imposées aux Palestiniens de Cisjordanie souhaitant se rendre à Jérusalem-Est pour prier à la mosquée Al-Aqsa à l’occasion du premier vendredi du Ramadan.

L’accès à la ville était conditionné à des contrôles de sécurité stricts et à l’obtention d’un permis préalable. Dès l’aube, des centaines de Palestiniens se sont massés aux checkpoints militaires encerclant Jérusalem dans l’espoir d’atteindre l’esplanade des Mosquées. Beaucoup ont été refoulés, y compris certains détenteurs d’autorisations déjà délivrées.

D’importants renforts militaires ont été déployés aux principaux points d’entrée, avec un dispositif sécuritaire renforcé et la présence d’officiers supérieurs.

Dans un communiqué succinct, le gouvernorat palestinien de Jérusalem a indiqué que des milliers de personnes étaient bloquées au poste de contrôle de Qalandiya, les autorités israéliennes affirmant que le quota fixé à 10 000 fidèles pour la journée avait été atteint.

Israël a par ailleurs relevé son niveau d’alerte en Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem-Est, depuis le début du Ramadan. Ces dernières semaines, des organisations palestiniennes de défense des droits rapportent une multiplication des arrestations et des ordres d’expulsion dans la partie orientale de la ville.

Les Palestiniens revendiquent Jérusalem-Est comme capitale de leur futur État, en s’appuyant sur des résolutions internationales qui ne reconnaissent ni l’occupation israélienne de 1967 ni son annexion en 1980.

Depuis le déclenchement de la guerre à Gaza en octobre 2023, les opérations militaires israéliennes et les actions de colons se sont intensifiées en Cisjordanie et à Jérusalem, avec des morts, des démolitions de logements, des déplacements forcés et l’expansion des colonies.


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