
La demande de l'Ethiopie, pays enclavé de la Corne de l'Afrique, d'un accès à la mer est "légitime", a estimé samedi une source diplomatique française, après qu'Addis Abeba a signé un protocole d'accord avec la région séparatiste du Somaliland, contesté par la Somalie.
Ce texte, signé en janvier, prévoit la location pour 50 ans à l'Ethiopie, de 20 km de côtes du Somaliland, qui a unilatéralement proclamé son indépendance de la Somalie en 1991.
Les autorités somalilandaises affirment qu'en échange de cet accès à la mer, l'Ethiopie deviendrait le premier pays à reconnaître officiellement leur république.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, effectue actuellement une visite en Ethiopie, dans le cadre d'une tournée africaine.
Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, au pouvoir depuis 2018 et prix Nobel de la paix en 2019, a à plusieurs reprises martelé que son pays devait avoir un accès à la mer.
Cette escalade entre les deux voisins inquiète dans une région instable, en proie notamment à l'insurrection des terroristes.
Deuxième pays le plus peuplé d'Afrique avec 120 millions d'habitants, l'Ethiopie a progressivement perdu son accès à la mer Rouge après l'indépendance en 1993 de l'Erythrée - qu'elle avait annexée dans les années 1950.









