Oman et l'Égypte appellent à la désescalade après les frappes américano-israéliennes sur l'Iran

La rédaction avec
10:371/03/2026, Pazar
MAJ: 1/03/2026, Pazar
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Des automobilistes passent devant un panache de fumée s'élevant d'une frappe iranienne signalée dans le quartier industriel de Doha, le 1er mars 2026. Le président américain Donald Trump a déclaré le 28 février que le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, était mort, après qu'Israël et les États-Unis aient lancé une attaque d'une ampleur sans précédent visant à renverser la République islamique.
Crédit Photo : Mahmud HAMS / AFP
Des automobilistes passent devant un panache de fumée s'élevant d'une frappe iranienne signalée dans le quartier industriel de Doha, le 1er mars 2026. Le président américain Donald Trump a déclaré le 28 février que le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, était mort, après qu'Israël et les États-Unis aient lancé une attaque d'une ampleur sans précédent visant à renverser la République islamique.

Oman et l’Égypte ont exprimé samedi leur préoccupation après le lancement de frappes aériennes américaines et israéliennes contre l’Iran, exhortant à la retenue et au retour à des solutions diplomatiques.

Dans un communiqué, le ministère omanais des Affaires étrangères a exprimé ses profonds regrets concernant les opérations militaires américano-israéliennes contre l’Iran, mettant en garde contre le risque d'une extension du conflit à l'ensemble de la région.

Le ministère a appelé le Conseil de sécurité des Nations unies à se réunir d'urgence pour faire pression en faveur d'un cessez-le-feu et faire respecter le droit international, tout en soulignant l'importance de résoudre les différends par des moyens pacifiques et en réaffirmant le droit des États à la légitime défense en vertu du droit international.

De son côté, l’Égypte s’est dite
"profondément préoccupée"
par ce qu’elle a qualifié d'escalade dangereuse susceptible d'élargir le périmètre du conflit.

Dans un communiqué, Le Caire a averti que la poursuite des actions militaires risque de plonger la région dans une instabilité plus large, avec de graves répercussions pour la sécurité régionale et internationale.

Les deux pays ont souligné que la diplomatie et le dialogue demeurent la seule voie viable pour empêcher une nouvelle détérioration de la situation.

Ces déclarations interviennent après que les États-Unis et Israël ont lancé une attaque conjointe contre l’Iran tôt samedi, affirmant qu'elle visait à éliminer les
"menaces"
posées par le
"régime"
iranien.

Des déclarations vidéo distinctes ont été diffusées par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président américain Donald Trump, lesquelles ont également laissé entendre qu'ils soutenaient les efforts en faveur d'un changement de gouvernement à Téhéran.

L’Iran a qualifié ces frappes de violation de sa souveraineté, a juré de riposter et a lancé des frappes en représailles.

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