
Le Conseil de transition du Sud (CTS) du Yémen a annoncé vendredi sa dissolution, ainsi que celle de l’ensemble de ses instances centrales et locales, accompagnée de la fermeture de tous ses bureaux, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, a rapporté l’agence de presse officielle yéménite Saba Net.
Dans un communiqué relayé par Saba Net, le CTS a indiqué que cette décision s’inscrit dans le cadre des préparatifs d’une conférence de dialogue global consacrée au Sud, prévue à Riyad sous le parrainage de l’Arabie saoudite.
Le CTS a reconnu ne pas avoir atteint les objectifs fixés lors de sa création et a affirmé ne pas être impliqué dans les opérations militaires menées dans les provinces orientales de Hadramout et d’Al-Mahra, estimant que ces actions ont porté préjudice à la cause du Sud.
Cette annonce intervient dans un climat politique et sécuritaire particulièrement tendu. Le chef du CTS, Aidarous al-Zubaidi, a été démis de ses fonctions pour haute trahison par le Conseil présidentiel yéménite reconnu par la communauté internationale, et une enquête a été ouverte à son encontre après son refus de participer aux négociations de Riyad.
Les relations demeurent tendues entre le CTS et la coalition dirigée par l’Arabie saoudite, notamment en raison des opérations du mouvement dans les provinces orientales, considérées comme contraires aux intérêts de la coalition engagée contre les rebelles houthis, soutenue par Riyad.
Ces événements s’inscrivent également dans un contexte plus large de divisions internes au sein de la coalition, marqué par des rivalités persistantes entre les forces appuyées par les Émirats arabes unis et celles alignées sur le gouvernement yéménite soutenu par l’Arabie saoudite.
Le CTS a enfin précisé que la dissolution de ses structures vise à favoriser une participation inclusive de l’ensemble des acteurs du Sud aux discussions, dans l’espoir que le dialogue prévu à Riyad aboutira à un règlement pacifique et durable de la question du Sud yéménite.









