
L’armée israélienne a mené de nouvelles frappes aériennes dans le quartier de Dahiye à Beyrouth, poursuivant ainsi ses attaques sur le Liban pour le troisième jour consécutif.
Depuis mercredi matin, deux frappes supplémentaires ont visé Dahiye, considéré comme le "fief du Hezbollah", portant le total à six raids aériens. De fortes explosions ont été entendues et d’épaisses colonnes de fumée se sont élevées depuis la zone.
Selon un communiqué de l’armée israélienne, ces frappes ciblaient des infrastructures liées au Hezbollah. Auparavant, les quartiers de Hureik, Chammous, Haddasé et Leileki, situés dans la zone de Dahiye, avaient été menacés.
Le 2 mars, des sirènes avaient retenti dans le nord du Liban après la détection de tirs de missiles en provenance du pays. Israël a ensuite annoncé des frappes aériennes sur l’ensemble du Liban, notamment à Beyrouth, combinant attaques aériennes et navales, et prévoyant l’extension d’une opération terrestre. Le ministère libanais de la Santé a fait état d’au moins 50 morts.
Dahiye, dans le district de Baabda, regroupe des zones densément peuplées comme Hureik, Burj el-Barajneh, Gubayriyeh et Mureiche.
Majoritairement chiite, ce quartier est un centre politique et social important pour le Hezbollah et comprend des zones résidentielles, des marchés, des centres commerciaux ainsi que les camps de réfugiés palestiniens de Burj el-Barajneh et Sabra-Shatila.









