
Au Sénégal, où environ 4 % de la population est chrétienne, les préparatifs avant la fête de Pâques, qui sera célébrée le 9 avril, se poursuivent sans relâche.
Le Ngalakh, la première saveur qui vient à l'esprit lorsqu'on évoque Pâques au Sénégal, est préparé avec du "thiakry", un type de semoule couramment utilisé en Afrique de l'Ouest, des fruits du baobab, de la noix de muscade, du lait, du sucre et de la crème d'arachide.
Le Ngalakh a une consistance liquide et est servi avec de la noix de coco râpée, des tranches de banane et des raisins secs.
Les plus jeunes distribuent à tout le voisinage sans distinction la plus grande partie du dessert jusqu'au vendredi après-midi.
Aujourd'hui, le Ngalakh, une tradition de Pâques, est considéré comme l'un des symboles de l'unité et de la solidarité entre musulmans et chrétiens au Sénégal.
Le correspondant d'Anadolu était l'invité d'une famille chrétienne préparant le Ngalakh dans le quartier des Parcelles Assainies à Dakar.
"Chaque célébration religieuse renforce nos liens”
Hortensia Alaofary Kanfoudy, qui prépare le Ngalakh avec sa famille, explique que les chrétiens jeûnent également pendant 40 jours avant Pâques et que le Ngalakh symbolise la fin de ce jeûne.
Soulignant que le Ngalakh n'est pas seulement un dessert, Kanfoudy a poursuivi:
"Cette solidarité est propre au Sénégal"
Rokhaya Diagne, tante de Kandoudy, est musulmane. Elle a participé aux préparatifs du Ngalakh, assurant que les musulmans et les chrétiens vivent ensemble non seulement dans la société, mais aussi parfois dans une même famille.
Au Sénégal, où 96 % de la population est musulmane, plus de 60 % sont affiliés à des confréries, dont les plus importants sont le mouridisme, le tijanisme et le qadirisme, et suivent strictement les enseignements soufis.
Grâce à ces enseignements, le Sénégal est cité en exemple comme pays où musulmans et chrétiens vivent ensemble en paix.
Dans ce pays, on trouve également des frères et sœurs ou des parents de différentes religions au sein d'une même famille.











