
L’Assemblée nationale française a adopté ce jeudi une motion de rejet préalable du projet de loi constitutionnelle sur l’avenir de la Nouvelle-Calédonie, empêchant son examen en séance et marquant un revers pour le gouvernement.
La motion a été approuvée par 190 voix contre 107, avec le soutien conjoint des groupes de gauche et du Rassemblement national, entraînant la suspension du texte avant même l’étude des amendements.
Adoption compromise
Le projet prévoit également des évolutions sensibles, notamment sur le corps électoral, c’est-à-dire les personnes autorisées à voter aux élections locales, avec une possible extension aux résidents de longue durée, une mesure contestée par les indépendantistes qui redoutent une dilution du vote kanak.
Ce blocage intervient dans un contexte de tensions politiques persistantes sur l’archipel, marqué par un processus de décolonisation inachevé et des divergences entre forces indépendantistes et non-indépendantistes sur l’avenir institutionnel du territoire.











