
L’eurodéputée française Rima Hassan a été placée en garde à vue ce jeudi à Paris dans le cadre d’une enquête pour "apologie du terrorisme", ont indiqué des sources concordantes, confirmant une information de presse.
La mesure, conduite dans les locaux de la police judiciaire, s’inscrit dans une enquête du pôle national de lutte contre la haine en ligne (PNLH), spécialisé dans les infractions liées aux contenus diffusés sur internet.
Selon ces sources, la procédure porte sur un message publié le 26 mars sur le réseau social américain X, depuis supprimé, dans lequel l’élue évoquait Kōzō Okamoto, membre de l’Armée rouge japonaise impliqué dans une attaque meurtrière menée en 1972 à l’aéroport de Lod, en Israël, qui avait fait 26 morts.
À l’issue de sa garde à vue, mesure de privation de liberté permettant aux enquêteurs d’interroger une personne soupçonnée d’une infraction, Rima Hassan pourrait être présentée à un magistrat, remise en liberté ou voir sa garde à vue prolongée. Elle bénéficie à ce stade de la présomption d’innocence.
"Résistance armée palestinienne"
Ce n’est pas la première fois que l’élue est visée par des procédures liées à ses prises de position publiques. Elle avait déjà été entendue en 2024 pour des faits similaires, tout comme la députée Mathilde Panot.
Début mars 2026, Rima Hassan a par ailleurs été relaxée par le tribunal correctionnel de Strasbourg dans une autre affaire liée à des propos tenus sur les réseaux sociaux.










