
Au Niger, l’ouverture au dialogue affichée par Orano intervient dans un contexte de fortes tensions liées à la nationalisation de l’uranium. Sur le terrain, les populations restent sceptiques. Elles exigent des réparations pour les impacts environnementaux et sanitaires avant toute négociation. À Arlit, cœur de l’exploitation, les critiques portent aussi sur le manque de retombées locales, notamment en matière d’accès à l’électricité. Tandis que des procédures judiciaires sont engagées des deux côtés, Niamey n’a pas encore officiellement répondu à la main tendue du groupe français.
Les populations nigériennes suivent avec intérêt le bras de fer qui oppose le géant français de l’uranium Orano aux autorités de Niamey. La main tendue de Nicolas Maes, directeur général du groupe français continue d’alimenter les débats. Lors d’une sortie médiatique en février dernier, M. Maes a laissé entendre que même si Orano devait retourner au Niger, ce ne serait plus dans les mêmes conditions.
L'intérêt du Niger
Bachir Gonda, un ressortissant d’Arlit, une zone de production de l’uranium pense que quel que soit l’opérateur qui va désormais se présenter pour exploiter la ressource, il faut premièrement qu’il garantisse la protection de l’environnement, qu’il protège les travailleurs qui manipulent l’uranium.
Valoriser les ressources naturelles
Depuis juin 2025 la tension est vive entre le Niger et Orano depuis que les autorités militaires ont annoncé la nationalisation de l’uranium du pays. La ressource était exploitée depuis environ 50 ans par le groupe français qui s’appelait Aréva. Le Niger a décidé de vendre sur le marché international, le stock d’uranium déjà extrait par Orano.
Vers une action en justice
Le Niger a répondu en annonçant des actions devant les tribunaux nationaux et internationaux contre les dommages causés par le groupe français en 50 ans de présence au Niger.
C’est dans ce contexte de tensions que Orano s’est dit ouvert au dialogue. Niamey n’a pas encore officiellement réagi à cette annonce mais au Niger les populations rappellent à la société que sa présence n’a pas apporté des changements visibles dans le pays.









