
Le ministre qatari des Affaires étrangères, Sheikh Mohammed bin Abdulrahman bin Jassim al-Thani, assiste à une réunion des ministres arabes des Affaires étrangères pour élire un nouveau secrétaire général de la Ligue arabe dans la capitale égyptienne, Le Caire, le 10 mars 2016.
Le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, Sheikh Mohammed ben Abdulrahman Al Thani, a souligné samedi l'importance d'un accord entre les États-Unis et l'Iran.
Lors d'une interview accordée au journaliste américain Tucker Carlson, il a affirmé :
"Il est crucial de parvenir à un accord entre les États-Unis et l'Iran",
selon les informations rapportées par la chaîne qatarienne Al Jazeera.
Cette déclaration intervient après que le président américain Donald Trump a exprimé, vendredi, son souhait de parvenir à un
"accord de paix"
avec l'Iran.
Le ministre des Affaires étrangères du Qatar a précisé que chaque pays du Moyen-Orient
"craint une frappe contre les sites nucléaires iraniens".
Il a insisté sur le fait que
l'Iran est
"un voisin important et qu'il est crucial de maintenir de bonnes relations avec lui"
pour assurer la stabilité de toute la région.
Dans ce contexte, Sheikh Mohammed ben Abdulrahman a également évoqué l'évolution des relations entre les pays du Conseil de coopération du Golfe et l'Iran, soulignant un
"développement remarquable"
ces dernières années, même en présence de divergences concernant certaines politiques extérieures de Téhéran, qui n'affectent pas les relations bilatérales avec les pays du Golfe.
Vendredi, Donald Trump a évoqué la possibilité d'un accord avec Téhéran, sans en préciser les contours. Cependant, lors d'une conférence de presse, il a exprimé l'espoir de parvenir à un
"accord de paix".
En revanche, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araqchi, a déclaré, en marge d'une réunion de l'Organisation de la coopération islamique à Jeddah, que
"tant que la politique de pression maximale et de menaces américaines persistera, l'Iran ne s'engagera pas dans des négociations directes avec les États-Unis".
Cessez-le-feu à Gaza
Cessez-le-feu à Gaza
Concernant le rôle joué par Doha dans les négociations pour un cessez-le-feu à Gaza, Sheikh Mohammed ben Abdulrahman Al Thani a rappelé que l'émir du Qatar, Sheikh Tamim ben Hamad Al Thani, avait toujours insisté sur le fait que
"tant que le pays pouvait sauver une vie, cela en valait la peine".
Le ministre qatari a souligné que son pays avait subi
"une attaque massive"
au cours des 15 derniers mois, période durant laquelle s'est déroulée la guerre à Gaza.
Il a expliqué :
Nous avons été attaqués de manière incroyable durant ces 15 mois de guerre contre Gaza, une situation que personne ne pourrait supporter.
Il a ajouté :
"Mais nous avons travaillé sans relâche pour parvenir à cet accord. Et au moment où nous l'avons annoncé, nous avons vu des célébrations dans les rues, tant à Gaza qu'en Israël. Ce moment nous a fait oublier tout le reste."
À ce sujet, le Premier ministre du Qatar a précisé que l'accord de cessez-le-feu à Gaza n'avait pas été conclu uniquement par le Qatar ou les États-Unis, mais grâce aux efforts conjoints des deux parties, agissant comme une
"seule équipe".
Il a également salué le travail de l'envoyé spécial de Trump au Moyen-Orient, Steve Witkoff, soulignant qu'il
"avait fait pression quand il le fallait"
et qu'il avait réalisé un excellent travail en partenariat, ce qui a permis d'aboutir à cet accord.
Début mars 2025, a pris fin la première phase de l'accord de cessez-le-feu à Gaza, d'une durée de 42 jours.
Cependant, Israël a refusé d'entrer dans la seconde phase, qui devait aboutir à la fin de la guerre.
L'accord de cessez-le-feu à Gaza est entré en vigueur le 19 janvier 2025 entre le mouvement Hamas et Israël, avec une médiation impliquant le Qatar, l'Égypte et les États-Unis.
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