
L’armée libanaise a annoncé jeudi avoir achevé la première phase de son plan de déploiement au sud du fleuve Litani, dans le sud du Liban, visant à désarmer les groupes armés non étatiques.
Elle a toutefois averti que les attaques israéliennes et l’occupation de certaines zones du territoire libanais entravent la progression de ce processus.
L’armée a réaffirmé son engagement total à assumer seule la responsabilité de la sécurité et de la stabilité sur l’ensemble du territoire libanais, en coordination avec les autres forces de sécurité, en particulier au sud du Litani.
Selon l’armée, le déploiement des troupes vise à rétablir la sécurité le long de la frontière sud et à empêcher que cette région ne serve de point de départ à des actions militaires.
La première phase s’est concentrée sur le renforcement de la présence opérationnelle de l’armée, la sécurisation de zones stratégiques et l’affirmation du contrôle militaire sur les territoires placés sous son autorité au sud du Litani, à l’exception des secteurs toujours occupés par Israël.
Conformément à l’accord de cessez-le-feu, l’armée israélienne devait se retirer du sud du Liban en janvier, mais ce retrait est resté partiel. Israël maintient toujours une présence militaire dans cinq avant-postes frontaliers.
Israël et les États-Unis exercent des pressions sur le Liban afin qu’il désarme tous les groupes armés non étatiques, y compris le Hezbollah. Ce dernier refuse toutefois de déposer les armes tant qu’Israël ne se sera pas totalement retiré du territoire libanais.
L’armée libanaise a précisé que les opérations se poursuivent dans le secteur jusqu’à l’élimination complète des munitions non explosées et des tunnels, afin de consolider son contrôle et d’empêcher les groupes armés de reconstituer leurs capacités.
Elle a mis en garde contre les attaques israéliennes persistantes, l’occupation de plusieurs sites à l’intérieur du Liban et l’instauration de zones tampons, estimant que ces actions sapent les efforts visant à limiter les armes aux seules forces armées libanaises.
Selon le communiqué, ces pratiques affectent négativement l’affirmation de l’autorité de l’État et la volonté de confiner les armes exclusivement à l’armée libanaise, en particulier à proximité des zones occupées.









