
Le président guinéen, Mamadi Doumbouya, a procédé lundi 2 février à la nomination partielle des membres du nouveau gouvernement, une semaine après la mise en place de l’architecture gouvernementale, sur proposition du Premier ministre, Amadou Oury Bah.
Selon les médias locaux, cette première vague de nominations concerne vingt portefeuilles ministériels sur les vingt-neuf que compte le nouvel exécutif.
Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile revient au général Ahmed Mohamed Oury Diallo, tandis que celui de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation sera dirigé par Ibrahima Kalil Condé.
Portefeuilles encore non pourvus
Les Affaires étrangères demeurent sous la responsabilité de Morissanda Kouyaté. Le portefeuille stratégique de l’Économie, des Finances et du Budget a été attribué à Mariama Ciré Sylla, alors que le ministère des Mines et de la Géologie, crucial pour l’économie nationale, a été confié à Bouna Sylla.
Toutefois, plusieurs ministères restent sans titulaires à ce stade. Des nominations complémentaires sont attendues dans les prochains jours afin de compléter l’équipe gouvernementale chargée de conduire l’action publique sous l’autorité du Premier ministre Bah Oury.
Cette annonce intervient dans un contexte régional marqué par la levée, le mercredi 28 janvier, de toutes les sanctions résiduelles de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) contre la Guinée et les personnes impliquées dans le processus de transition.
Sanctions levées
Dans un communiqué, la conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO a annoncé la pleine réintégration de la Guinée dans l’ensemble des organes décisionnels et des activités d’intégration régionale de l’organisation, estimant que le processus de transition politique est arrivé à son terme.
Le pays avait été suspendu des instances de la CEDEAO à la suite du coup d’État de septembre 2021 conduit par le général Mamadi Doumbouya.
Elle a également appelé le nouveau gouvernement à intensifier le dialogue national et à consolider la démocratie, la bonne gouvernance et l’État de droit, tout en soutenant les efforts de reconstruction et de consolidation de la paix dans le pays.











