Guinée Bissau: La CEDEAO salue les mesures prises pour faire progresser le retour à l’ordre constitutionnel

La rédaction avec
14:241/02/2026, dimanche
MAJ: 1/02/2026, dimanche
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La Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a salué samedi, par voie de communiqué, les mesures prises par les autorités de la transition en Guinée Bissau aux fins de favoriser un environnement politique inclusif et de faire progresser le retour à l’ordre constitutionnel, suite au coup d’état du 26 novembre 2025.

Le communiqué de l’instance sous régionale fait suite à une lettre du général Horta Inta-a, président de la transition, adressée au président en exercice de la CEDEAO, Julius Maada Bio et annonçant les mesures clés prises par les autorités de la transition pour pacifier l’environnement politique du pays.

Parmi ces mesures, la formation d’un gouvernement de transition inclusif avec trois postes ministériels au parti africain pour l’indépendance de la Guinée Bissau et du Cap vert (Paigc- plus important parti politique du pays) et trois postes ministériels au groupe dirigé par Fernando Diaz.

Dix représentants issus toujours de ces deux groupes vont siéger au conseil national de la transition (Cnt- organe législatif de la transition), a assuré, dans sa lettre, le président de la transition Horta Inta-a évoquant aussi comme autre mesure le retrait de la demande formulée par les autorités de transition pour le départ de la Mission de soutien à la stabilisation de la CEDEAO en Guinée-Bissau.

Le gouvernement installé suite au coup d'état était composé essentiellement de militaires et de personnalités issues du camp du président sortant Umaro SIssoco Embalo.

Sur la base de ces engagements prises par les autorités de la transition, la CEDEAO a exhorté les parties prenantes à collaborer en vue d’une transition pacifique et crédible menant à des élections démocratiques. L’instance a par ailleurs demandé la libération complète et effective de Domingo Simoes Pereira et la garantie des droits et libertés fondamentaux pour tous les citoyens.

Écarté de la présidentielle du 23 novembre, Domingo Pereira, leader du Paigc, avait soutenu le candidat Fernando Diaz. Il bénéficie depuis vendredi 30 janvier d’une assignation à résidence après 64 jours de détention dans un commissariat de police de la capitale.

Douze candidats dont le président sortant Umaro Sissoco Embalo étaient en lice pour la présidentielle qui s’était déroulée sans incident majeur.

Le 26 novembre, à quelques heures de la proclamation des résultats, un groupe de militaires a annoncé avoir arrêté le président Embalo, pris le contrôle du pays, et suspendu le processus électoral.

Horta Inta-a est dans la lancée déclaré président de la république par les putschistes pour diriger la transition.

Le président Embalo a été autorisé à quitter le pays. Il s'est réfugié au Maroc et Fernando Dias qui avait réclamé la victoire au premier tour a trouvé asile à l’ambassade du Nigeria à Bissau pour échapper à la vague d'arrestations déclenchée. Il a finalement quitté son lieu d'asile le 30 janvier dans la soirée pour regagner son domicile.

Dans son communiqué, la CEDEAO qui a réaffirmé son soutien indéfectible au peuple de Guinée Bissau ne s’est pour autant pas prononcée sur la présidentielle fixée par les autorités de la transition au 6 décembre 2026.

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