
La Commission d’enquête des Nations unies sur la Syrie a salué vendredi l’accord de cessez-le-feu conclu entre le gouvernement syrien et l’organisation terroriste YPG, opérant sous le nom de Forces démocratiques syriennes (FDS), et a appelé à poursuivre les efforts pour protéger les civils et garantir l’accès humanitaire dans le nord-est de la Syrie.
La commission a appelé toutes les parties à respecter strictement le droit international humanitaire et à protéger les civils ainsi que les infrastructures civiles dans un contexte de tensions persistantes.
Elle a averti que les conditions hivernales, combinées aux pénuries de services de base, font peser de graves risques sur les populations déplacées, en particulier les enfants. Elle a également exprimé ses préoccupations concernant les détenus, dont des milliers d’enfants retenus dans des camps et des centres de détention.
Le gouvernement syrien et l’organisation terroriste YPG, opérant sous l’appellation FDS, sont parvenus vendredi à un nouvel accord global comprenant un cessez-le-feu et un cadre pour l’intégration progressive du groupe dans les structures militaires et administratives.
L’armée syrienne a lancé une opération contre le YPG le 16 janvier dans les zones situées à l’ouest de l’Euphrate. L’opération s’est ensuite étendue à l’est du fleuve avec la participation de forces tribales, entraînant le passage sous contrôle gouvernemental de la majorité des territoires précédemment occupés par le groupe.
Un précédent accord de cessez-le-feu et d’intégration totale conclu le 18 janvier entre Damas et le YPG prévoyait le retrait complet du groupe des provinces orientales de Raqqa et de Deir ez-Zor, le transfert des institutions publiques de Hassaké à l’autorité de l’État, la mise sous contrôle du gouvernement central de tous les points de passage frontaliers et des ressources énergétiques, ainsi que l’intégration individuelle des éléments du YPG au sein des forces de sécurité.
Les affrontements ont repris le 19 janvier après le refus du YPG de se conformer à l’accord. Le gouvernement syrien a annoncé le 20 janvier avoir décrété un cessez-le-feu et accordé au groupe un délai de quatre jours pour procéder à son intégration.
















