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Netanyahu réitère son refus de mettre fin à la guerre

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réitéré, dimanche soir, son refus de mettre fin à la guerre en cours contre la Bande de Gaza pour le huitième mois consécutif, ainsi que son refus de s'en retirer.

09:52 - 27/05/2024 lundi
MAJ: 11:03 - 27/05/2024 lundi
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Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.
Crédit Photo : RONEN ZVULUN / AFP / Archive
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

Israël mène une guerre meurtrière contre la Bande de Gaza depuis le 7 octobre 2023. Cette guerre a fait plus de 116 000 victimes (entre morts et blessés) parmi les Palestiniens, dont une majorité de femmes et d'enfants, et environ 10 000 disparus, dans un contexte de destruction massive et de famine qui a tué des enfants et des personnes âgées.


Dans une déclaration consultée par Anadolu, le bureau de Netanyahu a affirmé que le Premier ministre israélien
"a donné à maintes reprises à l'équipe de négociation un large mandat pour libérer les détenus (israéliens) à Gaza".

Il a ajouté que Yahya
"Sinwar (chef du Hamas à Gaza) continue d'exiger la fin de la guerre et le retrait de l'armée (israélienne) de la Bande de Gaza, afin que le Hamas puisse subsister en l'état (...) C'est ce que refuse Netanyahu".

Le Hamas insiste sur la fin de la guerre, le retrait de l'armée israélienne de la Bande de Gaza, le libre retour des personnes déplacées dans leurs quartiers et l'entrée d'une aide humanitaire conséquente, dans le cadre de tout accord d'échange de prisonniers avec Israël.

Tel Aviv estime à 128 le nombre de prisonniers israéliens à Gaza, tandis que le Hamas a annoncé la mort de plus de 70 d'entre eux lors de raids indiscriminés lancés par Israël, qui détient au moins 9 500 Palestiniens dans ses geôles.


Selon la Société israélienne de radiodiffusion (officielle), Netanyahu a souligné son refus de mettre fin à la guerre, avant le début de la réunion du Cabinet de guerre qui se tient actuellement au siège du ministère de la Défense à Tel-Aviv.


Les services de sécurité israéliens estiment que le cessez-le-feu exigé par le Hamas est réalisable, selon KAN, citant des sources sous couvert d'anonymat.


Selon le média, le Cabinet de guerre discutera des développements concernant un éventuel accord d'échange de prisonniers avec le Hamas et la poursuite de la guerre dans la Bande de Gaza.

Le chef du service de renseignements extérieur israélien (Mossad), David Barnea, présentera au Cabinet de guerre un compte-rendu des discussions menées à Paris avec les médiateurs.


David Barnea est rentré samedi matin de Paris, où il a rencontré, vendredi, le directeur de la CIA William Burns et le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar Mohammed Abdulrahman Al-Thani.


Samedi, Israël a déclaré que les négociations avec le Hamas sur un échange de prisonniers et un cessez-le-feu reprendraient la semaine prochaine.

Le Hamas a toutefois annoncé, dimanche, qu'il n'avait pas été informé par les médiateurs de la reprise des négociations indirectes avec Israël.


Avec la médiation du Qatar et de l'Égypte, et la participation des États-Unis, le Hamas et Israël mènent depuis des mois des négociations indirectes pour parvenir à un accord.


Les délégations du Hamas et d'Israël ont quitté le Caire le 9 mai, après une série de négociations sans parvenir à un accord, bien que le mouvement ait annoncé à l'époque avoir accepté une proposition d'accord du Qatar et de l'Égypte.


Cependant, Israël, soutenu par les États-Unis, a rejeté la proposition, affirmant qu'elle
"ne répond pas à ses conditions"
, et a poursuivi son offensive militaire au sol contre la ville de Rafah (sud), entamée le 6 mai.

Le lendemain, Israël a pris le contrôle du côté palestinien du point de passage terrestre de Rafah avec l'Égypte, le fermant à la sortie des blessés pour un traitement médical et à l'entrée de l'aide humanitaire qui se fait déjà rare.


Israël poursuit sa guerre contre Gaza malgré les injonctions de la Cour internationale de Justice (CIJ) de mettre fin à l'offensive au sol contre Rafah, de prendre des mesures immédiates pour empêcher un
"génocide"
et d'améliorer la situation humanitaire dans la Bande de Gaza.

Israël fait également fi de l'intention de la Cour pénale Internationale (CPI) de délivrer des mandats d'arrêt internationaux à l'encontre de son premier ministre et de son ministre de la Défense, pour leur responsabilité dans les
"crimes de guerre"
et les
"crimes contre l'humanité"
perpétrés à Gaza.

Israël assiège la Bande de Gaza depuis 18 ans et sa guerre a forcé près de deux millions des 2,3 millions de Palestiniens à se déplacer dans des conditions catastrophiques, dans un contexte de graves pénuries de denrées alimentaires, d'eau et de médicaments.


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