
Le bilan de l’attaque survenue dans l’État de Kwara, dans le centre-nord du Nigeria, est passé à 170 morts, a indiqué jeudi un député.
Les autorités de l’État avaient auparavant confirmé que 75 victimes avaient été enterrées lors d’une inhumation collective mercredi. Toutefois, selon un élu local, 170 corps avaient été retrouvés au total dans la matinée de jeudi.
Le député Saidu Baba Ahmed, représentant la circonscription de Gwanabe/Gwaria au sein de la zone de gouvernement local de Kaiama à l’Assemblée de l’État, a déclaré jeudi à Anadolu que le nombre de victimes continuait d’augmenter.
L’ampleur de la violence dépasse les capacités du gouvernement de l’État
Réagissant à l’attaque tard mercredi, l’ancien gouverneur de Kwara et ex-président du Sénat, Bukola Saraki, a condamné les tueries, les qualifiant de catastrophe nationale.
Ces derniers mois, l’État de Kwara, en particulier les communautés situées à proximité des zones forestières, est confronté à une dégradation de la situation sécuritaire, liée notamment au banditisme, aux enlèvements et aux déplacements de groupes armés fuyant la pression militaire exercée dans les États voisins du nord-ouest et du centre-nord du Nigeria.











