
Une peine de cinq ans d’inéligibilité a été requise mardi en appel contre Marine Le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires européens du Rassemblement national, le parquet général précisant qu’il ne demandait pas l’exécution provisoire de cette sanction.
Le ministère public a également requis à l’encontre de la députée du Pas-de-Calais quatre ans d’emprisonnement, dont trois avec sursis, la partie ferme pouvant être aménagée sous bracelet électronique, ainsi qu’une amende de 100.000 euros. En l’absence d’exécution provisoire, une éventuelle peine d’inéligibilité ne s’appliquerait qu’après une décision définitive de la cour d’appel, attendue à l’été.
Huit autres eurodéputés étaient poursuivis dans ce dossier
En première instance, Marine Le Pen, actuelle présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale, a été reconnue coupable de détournement de fonds publics dans l’affaire dite des assistants parlementaires européens.
Le tribunal judiciaire de Paris l’a condamnée à quatre ans de prison, dont deux avec sursis à effectuer sous bracelet électronique, 100.000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité assortis de l’exécution provisoire.
Huit autres eurodéputés étaient poursuivis dans ce dossier, dont Louis Aliot, Bruno Gollnisch, Jean-Marie Le Pen (décédé en janvier 2025), Nicolas Bay, Dominique Bilde, Mylène Troszczynski et Sylvie Goddyn. Tous ont été déclarés coupables des mêmes faits, tout comme les douze assistants parlementaires concernés, condamnés pour recel.
Les faits portent sur des emplois d’assistants parlementaires européens entre 2004 et 2016
Les faits portent sur des emplois d’assistants parlementaires européens entre 2004 et 2016, dont les tâches bénéficiaient en réalité au parti en France. Vingt-cinq personnes ont été jugées dans ce dossier signalé par le Parlement européen, partie civile.
Les autres sanctionnés
Le parquet général a également détaillé mardi ses réquisitions à l’encontre de plusieurs autres prévenus dans l’affaire des assistants parlementaires européens du RN.
Huit mois d’emprisonnement avec sursis et un an d’inéligibilité ont été requis contre le député de l’Yonne Julien Odoul.
Pour Catherine Griset, ancienne assistante parlementaire de Marine Le Pen, l’avocat général a requis 12 mois de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité, contre une peine d’un an avec sursis prononcée en première instance.
Enfin, trois ans de prison avec sursis, trois ans d’inéligibilité et 50.000 euros d’amende ont été demandés contre l’ancien vice-président du Front national Bruno Gollnisch.











