
Le Ghana a annoncé la suspension temporaire des demandes de citoyenneté destinées aux membres de la diaspora africaine, une mesure que les autorités disent vouloir mettre à profit pour rendre le processus plus accessible et plus convivial.
Le programme, lancé en 2016, permettait aux personnes d’ascendance africaine avérée d’acquérir la nationalité ghanéenne. Il s’inscrivait dans une politique panafricaine visant à renforcer les liens avec la diaspora.
Elle a ajouté que la collecte et la soumission de l’ensemble des documents complémentaires dans un laps de temps aussi court représentaient un obstacle majeur.
Coût élevé
Le coût du processus constitue une autre source de préoccupation. Les frais de dossier s’élèvent à 136 dollars, tandis que les candidats présélectionnés doivent verser un montant supplémentaire de 2 280 dollars.
Une fois ces étapes franchies, les postulants sont soumis à une vérification approfondie et participent à une journée d’orientation avant de recevoir officiellement la citoyenneté lors d’une cérémonie supervisée par le président John Mahama.
Héritage panafricain
L’ouverture du Ghana envers les Africains de la diaspora s’inscrit dans l’héritage panafricain porté par le premier président du pays, Kwame Nkrumah, et relancé en 2019 à travers l’initiative de l’"Année du Retour".
Aujourd’hui, de nombreux membres de la diaspora investissent dans l’immobilier, l’agriculture, la technologie et les petites entreprises, la citoyenneté ghanéenne leur permettant notamment de posséder des biens fonciers, de voter et d’accéder aux services publics.
À l’instar du Ghana, des pays comme le Bénin et la Sierra Leone proposent également des mécanismes d’accès à la citoyenneté pour les personnes d’ascendance africaine sur la base de liens ancestraux vérifiés.











