
Le Sénat français a adopté à l’unanimité un projet de loi visant à faciliter la restitution des biens culturels africains spoliés entre 1815 et 1972, en simplifiant les procédures et en évitant que chaque demande doive passer par le Parlement.
C’est dans ce contexte que, mercredi 28 janvier, le Sénat français a adopté à l’unanimité un projet de loi visant à faciliter la restitution des biens culturels africains pillés entre 1815 et 1972. Le texte s’inscrit dans un cadre complexe, marqué par les enjeux de mémoire coloniale, les attentes des pays africains et des équilibres diplomatiques sensibles. Il ambitionne de simplifier les procédures en évitant que chaque demande de restitution ne doive passer par le Parlement.
À ce stade, le Sénat recense une douzaine de demandes, parmi lesquelles celle du Bénin pour la restitution de la statue du dieu Gou, ou encore celle de l’Algérie concernant les effets personnels de l’émir Abdelkader.
Alors que le projet de loi doit encore franchir l’étape de l’Assemblée nationale, son adoption au Sénat marque une avancée symbolique dans la reconnaissance des spoliations culturelles liées à la période coloniale. Entre volonté politique, attentes mémorielles et exigences scientifiques, la restitution des biens culturels demeure un sujet sensible, révélateur des relations complexes entre la France et les pays africains. Reste désormais à savoir si ce cadre juridique permettra de transformer les engagements affichés en restitutions concrètes et durables.
Par Chaïma Aissaoui










