Affaire Epstein: Bannon confronte Epstein dans une vidéo choc

La rédaction
15:503/02/2026, Salı
Yeni Şafak

Une vidéo de près de deux heures, publiée par le ministère américain de la Justice avec de nouveaux documents liés à l’affaire Jeffrey Epstein, suscite de vives réactions. On y voit Steve Bannon, ancien conseiller de Donald Trump, confronter longuement le financier déchu sur l’origine de sa fortune, l’éthique et le mal. Filmée dans la résidence new-yorkaise d’Epstein, la séquence a été rendue publique sans explication officielle sur les circonstances de son enregistrement. Les échanges, parfois glaçants, éclairent la vision qu’Epstein avait de lui-même et de ses actes.

Dans une vidéo de près de deux heures diffusée avec les derniers documents déclassifiés de l’affaire
Jeffrey Epstein
, une scène retient particulièrement l’attention.
Steve Bannon
, ancien conseiller stratégique de Donald Trump, y demande frontalement à Epstein s’il est
"le diable en personne"
. La réponse, glaciale, fuse:
"Non, mais j’ai un bon miroir".

La séquence, visiblement filmée dans la résidence new-yorkaise du financier à Manhattan, a été rendue publique par le ministère américain de la Justice. Aucun contexte précis n’a été fourni sur la date, le cadre ou les conditions exactes de cet enregistrement.


Une confrontation directe sur l’argent et l’éthique


Au fil de l’échange,
Steve Bannon
interroge
Jeffrey Epstein
sur l’origine de sa fortune
. "Votre argent est-il de l’argent sale ?"
, insiste-t-il à plusieurs reprises. Epstein répond sans détour:
"Non, ce n’en est pas. Je l’ai gagné".

Bannon
pousse alors plus loin, évoquant des activités de conseil auprès de
"personnes extrêmement mauvaises"
.
Epstein
tente de déplacer le débat sur le terrain moral. Il évoque ses dons pour la lutte contre la polio au Pakistan et en Inde, affirmant que l’essentiel serait de demander aux bénéficiaires si cet argent devait être refusé.

Pour
Epstein
, la question centrale n’est pas l’origine des fonds, mais leur usage. Il affirme que des mères préféreraient voir leurs enfants vaccinés, quel que soit le passé du donateur.

"Êtes-vous le diable en personne ?"


La discussion prend ensuite une tournure plus philosophique.
Steve Bannon
compare
Epstein
à la figure de
Satan
, décrite comme brillante et rebelle dans "Le Paradis perdu" de John Milton. Il rappelle la célèbre formule:
"Je préfère régner en enfer que servir au paradis".

Face à cette analogie, Epstein semble hésitant.
"Le diable me fait peur"
, répond-il, avant d’ajouter qu’il a vu cette idée dans un film,
"American Dharma"
. L’échange se conclut abruptement, Epstein mettant fin à l’entretien.

Cette vidéo, diffusée sans explication officielle, relance les interrogations sur les
relations d’Epstein
avec des figures politiques et médiatiques de premier plan. Elle apporte aussi un éclairage troublant sur la manière dont le financier justifiait ses actes et son argent, malgré sa condamnation comme criminel sexuel.

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