L’Iran convoque les ambassadeurs de l’UE après la désignation "terroriste" du CGRI

La rédaction avec
18:113/02/2026, Salı
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Un manifestant marche sous un drapeau iranien d'avant la révolution islamique lors d'une manifestation, à Toulouse, dans le sud-ouest de la France, le 1er février 2026.
Crédit Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP
Un manifestant marche sous un drapeau iranien d'avant la révolution islamique lors d'une manifestation, à Toulouse, dans le sud-ouest de la France, le 1er février 2026.

L’Iran a convoqué mardi les ambassadeurs des États membres de l’Union européenne afin de protester contre la désignation du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) comme organisation "terroriste".

Dans un communiqué publié le même jour, le ministère iranien des Affaires étrangères a indiqué que cette démarche faisait suite à l’adoption par le Conseil des ministres de l’UE d’une résolution qualifiée d’"anti-iranienne" visant le CGRI.

Selon le communiqué, une "protestation ferme" a été officiellement adressée aux ambassadeurs en réaction à ces "actions provocatrices".

Le ministère a précisé que la position du gouvernement iranien avait été clairement exposée, condamnant avec force des décisions jugées "injustifiées et irresponsables" de la part du Conseil des ministres de l’UE.

Il a estimé que cette mesure constitue non seulement une violation flagrante des principes fondamentaux de la Charte des Nations unies et du droit international, notamment le respect de la souveraineté nationale et la non-ingérence dans les affaires intérieures des États, mais aussi une erreur stratégique et une insulte inacceptable envers le peuple iranien.

Le communiqué ajoute que l’Union européenne doit être tenue pour responsable de ce que Téhéran décrit comme les positions "inappropriées et hypocrites" de certains de ses États membres sur les évolutions régionales, en particulier leur soutien à ce que l’Iran qualifie de génocide israélien contre les Palestiniens, leur approbation de l’attaque israélienne menée l’an dernier contre Téhéran, ainsi que leurs prises de position concernant les récentes manifestations en Iran.

Cette convocation intervient au lendemain de déclarations du porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, qui avait affirmé qu’une décision serait prise concernant des "contre-mesures" face à ce qu’il a qualifié d’actions "illégales, injustifiées et erronées" de l’UE contre le CGRI.

Lors d’une conférence de presse hebdomadaire à Téhéran, il a indiqué qu’un éventail de mesures figurait à l’ordre du jour du ministère et que plusieurs options avaient été préparées et soumises aux instances décisionnelles.

Les tensions entre l’Iran et plusieurs pays européens se sont intensifiées à la suite de récentes manifestations antigouvernementales en Iran, les dirigeants européens dénonçant ce qu’ils décrivent comme une répression des protestataires.

Jeudi, l’Union européenne a officiellement inscrit le CGRI sur sa liste des organisations terroristes, une décision vivement condamnée par les autorités civiles et militaires iraniennes.

En réaction, le Parlement iranien a annoncé dimanche que l’Iran considère désormais les armées des pays de l’UE comme des organisations terroristes, après l’approbation de cette mesure par le principal organe de sécurité du pays.


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