ONU: appel à suspendre les armes vers Israël

La rédaction avec
18:0315/04/2026, mercredi
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Des experts de l’ONU exhortent à cesser les livraisons d’armes à Israël, évoquant de graves violations du droit international au Liban et à Gaza.
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Des experts de l’ONU exhortent à cesser les livraisons d’armes à Israël, évoquant de graves violations du droit international au Liban et à Gaza.

Des rapporteurs de Organisation des Nations unies ont appelé les États membres à suspendre les transferts d’armes vers Israël, évoquant des "preuves crédibles" de violations graves du droit international humanitaire et des droits humains.

Dans une déclaration écrite, ces experts indépendants, mandatés par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, ont exhorté
"tous les États membres de l’ONU"
à interrompre toute livraison d’armements
"tant que persistent des preuves crédibles de violations graves"
.

Les rapporteurs ont également condamné les récentes attaques israéliennes au Liban, intervenues selon eux
"immédiatement après"
l’annonce d’un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, estimant qu’elles devaient
"cesser immédiatement"
.

Selon le communiqué, ces frappes constitueraient une
"violation manifeste"
de la Charte des Nations unies et un
"mépris"
à l’égard du droit international, de la diplomatie et de la protection des civils, notamment au Liban.

Les experts ont exprimé leur inquiétude quant à la fragilité des efforts de désescalade régionale, soulignant l’absence de progrès concrets lors des récentes discussions et appelant à un renforcement urgent de l’engagement diplomatique. Ils ont également critiqué l’instauration d’un blocus maritime américain visant des ports iraniens, qualifié d’
"acte de guerre"
susceptible d’aggraver l’instabilité régionale.

Les rapporteurs ont en outre dénoncé les ordres d’évacuation généralisés émis au Liban, combinés à la destruction d’habitations, qu’ils jugent comparables à des pratiques observées dans la bande de Gaza. Ils estiment que ces actions pourraient s’apparenter à des formes de
"punition collective"
et évoquent des risques d’
"épuration ethnique"
.

Ils ont rappelé que les déplacements forcés de populations civiles constituent, au regard du droit international, des crimes de guerre et peuvent relever de crimes contre l’humanité.

Les experts ont appelé Israël à mettre fin
"immédiatement"
à ses opérations militaires au Liban, à respecter les termes du cessez-le-feu ainsi que la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui encadre les hostilités entre Israël et le Hezbollah depuis 2006.

Ils ont également exhorté les États-Unis à user de leur influence pour faire cesser les attaques visant les civils et les infrastructures au Liban, et la communauté internationale à renforcer l’aide humanitaire au pays.

Selon les autorités libanaises, les frappes israéliennes menées depuis le 2 mars ont fait plus de 2 100 morts et déplacé plus de 1,16 million de personnes.


Les tensions se sont intensifiées après des tirs de roquettes détectés depuis le Liban vers le nord d’Israël, déclenchant des sirènes d’alerte, avant que l’armée israélienne n’élargisse ses opérations aériennes, maritimes et terrestres sur l’ensemble du territoire libanais, y compris dans la capitale Beyrouth.


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