
Quatre ans jour pour jour après le lancement de l’invasion russe de l’Ukraine, le président français Emmanuel Macron a dénoncé ce mardi un "triple échec" de Moscou sur les plans "militaire, économique, stratégique", affirmant que la guerre "a renforcé l’Otan, soudé les Européens et mis à nu la fragilité d’un impérialisme d’un autre âge".
Kiev et Bruxelles affichent leur unité
Des dirigeants nordiques et baltes, dont les responsables finlandais, suédois, danois et norvégien, étaient également présents pour réaffirmer leur soutien militaire et discuter des sanctions et des perspectives diplomatiques.
Des négociations au point mort
Les discussions diplomatiques engagées en 2025 sous médiation américaine n’ont pas permis, à ce stade, d’aboutir à un cessez-le-feu. Kiev réclame des garanties de sécurité de Washington avant toute concession, notamment territoriale.
Moscou exige pour sa part que les forces ukrainiennes abandonnent la région orientale de Donetsk, un scénario rejeté par les autorités ukrainiennes.
Le président américain Donald Trump, qui a établi un canal de communication direct avec Vladimir Poutine, souhaite une issue rapide au conflit, suscitant des inquiétudes à Kiev et dans plusieurs capitales européennes quant à leur place dans les négociations.
Un lourd bilan humain et militaire
Selon les autorités ukrainiennes, environ 55.000 soldats ukrainiens ont été tués depuis février 2022, un chiffre que certaines estimations indépendantes jugent sous-évalué. Côté russe, les évaluations varient entre 250.000 et 1,2 million de soldats tués ou blessés, sans confirmation indépendante.
Emmanuel Macron a souligné que, malgré la stabilisation du front depuis fin 2022, la Russie n’avait conquis qu’une part limitée supplémentaire du territoire ukrainien, tandis que Kiev a revendiqué récemment quelques gains territoriaux.
Quatre ans après le début de la guerre, les combats se poursuivent sur plusieurs lignes de front, sans perspective immédiate de règlement politique durable.











