
Le gouvernement indonésien a lancé des poursuites et réclamé plus de 200 millions d'euros de dommages et intérêts à six entreprises, à la suite d'inondations catastrophiques le mois dernier qui ont tué plus de 1.000 personnes dans l'île de Sumatra.
Écologistes, experts et autorités indonésiennes ont souligné la responsabilité de la déforestation dans les crues soudaines et les glissements de terrain qui ont ravagé trois provinces de l’île, provoquant la mort de 1.030 personnes et faisant près de 7.000 blessés, selon l’Agence nationale de gestion des catastrophes.
Interrogé par la presse, le ministère a refusé de fournir des détails sur les dommages imputés aux entreprises, qui n’ont été identifiées que par leurs initiales.
Les plaintes ont été déposées auprès de tribunaux à Jakarta et à Medan, dans le nord de Sumatra, a précisé le ministère.
Le gouvernement a annoncé le mois dernier son intention de révoquer plus d’une vingtaine de permis d’exploitation forestière à travers le pays, selon le ministre des Forêts Raja Juli Antoni, sans préciser si cette décision était directement liée à la catastrophe.
L’Indonésie figure parmi les pays enregistrant les pertes forestières annuelles les plus importantes. En 2024, plus de 240.000 hectares de forêt primaire ont disparu, selon une analyse du projet Nusantara Atlas menée par la start-up de conservation.









