
Un enfant palestinien a perdu la vie et plusieurs personnes ont été blessées lundi à la suite de bombardements menés par des canonnières israéliennes contre des tentes abritant des civils déplacés dans la zone d’al-Mawasi, à l’ouest de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, selon des sources médicales.
Le complexe médical Nasser de Khan Younès a indiqué avoir reçu le corps d’un garçon âgé de trois ans ainsi que plusieurs blessés après que des obus ont frappé des tentes de déplacés situées le long du littoral, dans le secteur d’al-Iqlimi à al-Mawasi.
Cette Ligne jaune marque la séparation entre les zones sous déploiement des forces israéliennes, qui couvrent plus de la moitié de l’est de Gaza, et les zones occidentales où les Palestiniens sont autorisés à se déplacer.
Elle est considérée comme provisoire dans le cadre de la première phase de l’accord de cessez-le-feu conclu le 10 octobre, lequel prévoit un retrait israélien progressif jusqu’à un retrait total du territoire palestinien assiégé.
Des témoins ont également signalé des opérations de démolition menées par les forces israéliennes contre des bâtiments et des infrastructures à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, ainsi que dans les zones centrales.
Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, Israël aurait continué à commettre des centaines de violations, notamment des bombardements et des tirs à balles réelles, causant la mort et des blessures à de nombreux civils palestiniens.
Ces violations se sont poursuivies malgré l’annonce faite en janvier par l’administration américaine concernant le lancement de la deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu, laquelle prévoit de nouveaux retraits israéliens de Gaza et le début des efforts de reconstruction, dont le coût est estimé par l’ONU à environ 70 milliards de dollars.
Le cessez-le-feu a mis fin à une offensive israélienne entamée le 8 octobre 2023 et qui s’est prolongée durant deux ans, faisant plus de 71 000 morts et plus de 171 000 blessés parmi les Palestiniens, et entraînant la destruction d’environ 90 % des infrastructures de Gaza.









