
Le Japon a annoncé lundi avoir récupéré des sédiments contenant des minéraux de terres rares à une profondeur de 6.000 mètres, lors d’une mission d’essai visant à réduire sa dépendance à la Chine.
Le navire scientifique de forage en haute mer Chikyu, parti le mois dernier vers l’île isolée de Minami Torishima dans l’océan Pacifique, située à environ 1.900 kilomètres au sud-est de Tokyo, a permis la collecte des échantillons.
Le porte-parole du gouvernement, Kei Sato, a indiqué que les sédiments prélevés feront l’objet d’analyses supplémentaires afin de déterminer la quantité exacte de terres rares qu’ils contiennent.
Selon Ozaki, le passage à une exploitation industrielle des boues riches en terres rares nécessitera de démontrer l’ensemble du processus, de l’extraction à la séparation et au raffinage, ainsi que de vérifier la viabilité économique sur la base des résultats des essais en cours.
Les sédiments de terres rares se situent sur les fonds marins de la zone économique exclusive du Japon, mais les coûts d’extraction et de transport depuis des zones éloignées comme Minami Torishima constituent encore un obstacle majeur à une exploitation industrielle.









