
Plusieurs soignantes feraient face à des situations similaires, notamment à l’hôpital Tenon dans le 20e arrondissement de Paris, en raison du port du calot.
Le comité santé-social de Révolution Permanente exprime son soutien total à Majdouline, infirmière de l’AP-HP, suspendue pour avoir refusé de retirer son calot.
Le comité dénonce
"une mesure répressive et islamophobe extrêmement grave"
, estimant qu’elle va à l’encontre de la décision du tribunal administratif. Les militants affirment vouloir se tenir aux côtés de l’infirmière et exprimer leur solidarité face à ce qu’ils qualifient d’islamophobie et de répression.
Selon le comité, cette sanction ne constitue pas un cas isolé mais s’inscrit dans une politique islamophobe généralisée dans le secteur de la santé.
Plusieurs soignantes feraient face à des situations similaires, notamment à l’hôpital Tenon dans le 20e arrondissement de Paris, en raison du port du calot.
Le comité évoque également le cas d’une soignante à qui une titularisation en CDI aurait été refusée, après plusieurs années de contrats à durée déterminée, en raison du port du calot.
Appel à un rassemblement
Appel à un rassemblement
Pour dénoncer ces pratiques, le comité santé-social de Révolution Permanente appelle à un rassemblement le 13 février à 14h devant l’hôpital Tenon, invitant le public à se mobiliser
"très nombreux"
en soutien aux travailleurs et travailleuses du secteur de la santé.
Selon Le Figaro, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a confirmé la suspension de huit mois prononcée contre Majdouline B., infirmière à la Pitié-Salpêtrière, après avoir
"modifié"
la sanction initiale à la suite d’une décision de justice.
La direction lui reprochait de porter
"quotidiennement et en toutes circonstances"
un calot chirurgical, équipement habituellement réservé au bloc opératoire ou à la réanimation.
Infirmière depuis 2018, Majdouline B. avait été licenciée le 10 novembre 2025. Selon son avocat, elle
"n’a jamais revendiqué d’appartenance religieuse"
, affirmant que le port du calot relevait uniquement de
"sa vie privée".
"Sanction disproportionnée"
"Sanction disproportionnée"
À la suite de la décision judiciaire, l’AP-HP avait indiqué
"prendre acte"
et annoncé vouloir adapter la sanction afin d’en garantir la proportionnalité.
Saisi en référé par la soignante, le tribunal administratif de Paris avait suspendu début janvier la décision de révocation et ordonné sa réintégration
"dans un délai d’un mois"
, estimant que si une faute pouvait être retenue, il existait une
"absence de proportion"
entre celle-ci et la sanction de licenciement.
Dans une déclaration à l’AFP relayée par Le Figaro, une porte-parole de l’AP-HP a indiqué que
"le jugement en référé avait reconnu la faute mais avait estimé la sanction disproportionnée"
, précisant que celle-ci avait donc été
"modifiée"
, confirmant la mise à pied disciplinaire de huit mois, révélée par Mediapart.
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