
Une note interne diffusée à l’été 2025 révèle un durcissement inédit des contrôles religieux à la RATP. La direction impose aux encadrants de surveiller tout signe de pratique religieuse. Des bouteilles d’eau sont retirées des WC pour empêcher les ablutions. Les prières sont également ciblées via un suivi des horaires. Signée par Jean Castex, cette directive s’inscrit dans un climat de suspicion généralisée. Les syndicats et observateurs dénoncent une islamophobie institutionnelle assumée.
Une enquête publiée par L’Humanité met en lumière des pratiques internes préoccupantes à la RATP. La direction y renforce la surveillance des salariés musulmans, y compris dans des espaces privés comme les WC.
Selon l’article, certains sites font l’objet de contrôles spécifiques. Des bouteilles d’eau sont retirées lorsqu’elles sont jugées suspectes. L’objectif est d’empêcher les employés musulmans de réaliser leurs ablutions avant la prière.
Une note interne ciblant explicitement les pratiques religieuses
Sont cités sans distinction des livres, des bouteilles d’eau, des cartons ou des stickers. Des éléments politiques sont également mentionnés. La consigne élargit ainsi le contrôle bien au-delà du cadre professionnel.
Pour de nombreux observateurs, cette continuité politique est claire. Elle alimente l’idée d’une islamophobie d’État désormais appliquée dans les entreprises publiques.
Prières surveillées et outils numériques détournés
La note ne s’arrête pas aux objets. Elle vise aussi directement les prières. Pour faciliter la surveillance, un lien vers l’application Mawaqit a été transmis aux managers.
Cette application indique précisément les horaires de prière. Certains encadrants peuvent ainsi repérer les moments des prières de midi (dhohr) et d'après-midi (asr). Des rondes internes sont organisées à ces heures.
Des salariés dénoncent des comportements zélés. Ils parlent de contrôles humiliants et d’un climat de suspicion permanent. La frontière entre neutralité et discrimination semble franchie.
Experts et discours sur "l’entrisme"
Pour les syndicats, cette obsession alimente la stigmatisation des musulmans. Elle légitime des pratiques discriminatoires sous couvert de laïcité.
L’affaire relance le débat sur la place de la religion dans les entreprises publiques. Elle pose surtout la question du respect des libertés fondamentales au travail.









