Aucune sanction pour l’étudiante qui avait exclu des étudiants juifs d’un groupe Instagram à la Sorbonne

La rédaction
16:2717/02/2026, Salı
Yeni Şafak
L'étudiante accusée se défend en expliquant qu'elle a exclu les personnes qui suivaient des comptes militaires pro-Israël et non pas en fonction de la consonance de leur nom.
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L'étudiante accusée se défend en expliquant qu'elle a exclu les personnes qui suivaient des comptes militaires pro-Israël et non pas en fonction de la consonance de leur nom.

Aucune sanction pour l’étudiante qui avait exclu d’un groupe Instagram des étudiants juifs en mi-septembre. L'affaire avait notamment fait polémique en France.

L'étudiante de la Sorbonne était accusée d'avoir exclu d’un groupe Instagram de promotion, plusieurs étudiants qu’elle supposait être juifs. L’université Paris 1 avait alors saisi sa section disciplinaire et fait un signalement à la justice.

Si une audience est prévue mercredi 18 février en correctionnelle, la section disciplinaire de la Sorbonne, elle, n’a pas sanctionné l’étudiante.
"S’il y a d’autres sionistes dans ce groupe, on veut pas de vous ici"
, avait écrit l’étudiante le 15 septembre dernier, après avoir exclu de la discussion Instagram plusieurs participants qui avaient des noms ou des prénoms à consonance juive.

Dans un cadre "privé"

L’université de la Sorbonne Paris 1 avait alors signalé les actes auprès de la justice mais aussi enclenché une procédure disciplinaire en interne contre l’étudiante, actuellement en première année de licence d’économie.

À l’issue de cette procédure disciplinaire qui a eu lieu en novembre dernier, l’étudiante n’a reçu aucune sanction. À la différence du conseil de discipline au collège ou au lycée; la section disciplinaire à l’université est composée pour moitié d’étudiants, et pour moitié d’enseignants. La direction de l’université n’y tient aucun rôle.

La présidente de la section disciplinaire de Paris 1 estime qu’elle
"n’a pas à donner d’avis sur des actes ou des propos qui se tiennent sur des groupes privés".
D’autant que la rentrée universitaire n’avait pas encore eu lieu au moment de cette affaire, argumente-t-elle.

L'étudiante accusée se défend en expliquant qu'elle a exclu les personnes qui suivaient des comptes militaires pro-Israël et non pas en fonction de la consonance de leur nom. À l’époque, le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste avait déclaré:

"Je salue la fermeté des équipes de la Sorbonne Université qui ne laisseront rien passer sur l’antisémitisme. L’université prendra dans les prochains jours les mesures nécessaires pour sanctionner les responsables de ces actes écœurants".

L’Université Paris 1 a fait appel de la décision de sa propre section disciplinaire. L’étudiante comparait devant le tribunal correctionnel ce mercredi, elle est accusée de harcèlement scolaire et de provocation non publique à la haine raciale.


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