
Lauréats du Nobel, anciens hauts responsables militaires et juges israéliens condamnent le projet de loi Netanyahu instaurant la peine de mort pour les prisonniers palestiniens.
Ces personnalités israéliennes, parmi lesquelles figurent des lauréats du prix Nobel, d'anciens hauts responsables militaires et d'anciens juges de la Cour suprême, ont publié une déclaration s'opposant à la loi sur la peine de mort pour les prisonniers palestiniens actuellement promue au Parlement israélien, la Knesset, a rapporté le site d'information israélien Walla.
Parmi les signataires figurent les lauréats du prix Nobel de chimie Ada Yonath, Aharon Ciechanover, Avram Hershko et Dan Shechtman.
Quatre anciens juges de la Cour suprême, Meni Mazuz, Yoram Danziger, Anat Baron et George Kara, ainsi que des dizaines d'anciens juges et procureurs de haut rang ont également signé la déclaration.
Parmi les autres signataires figurent d'anciens responsables de la sécurité : les chefs du Shin Bet Ami Ayalon et Carmi Gillon, l'ancien chef du Mossad Tamir Pardo, les anciens chefs d'état-major de l'armée israélienne Dan Halutz et Moshe Ya'alon, et l'ancien Premier ministre Ehud Olmert.
Le rapport indique que des présidents d'université et des universitaires de tout le pays, ainsi que des centaines de membres éminents du corps enseignant, ont également signé la déclaration.
Le parti d’extrême droite Otzma Yehudit, dirigé par le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir, a proposé le projet de loi, qui imposerait la peine de mort aux prisonniers palestiniens accusés d’avoir tué ou participé au meurtre d’Israéliens, tout en n’appliquant pas la même loi aux Israéliens accusés de tuer des Palestiniens.
En novembre, la Knesset a approuvé le projet de loi en première lecture. Il doit encore passer en deuxième et troisième lectures avant de pouvoir entrer en vigueur, mais aucune date n'a encore été fixée pour ces deux lectures.
Si le projet de loi est adopté, la peine serait exécutée par injection létale administrée par le service pénitentiaire.
Pour éviter toute possibilité de retard dans l’exécution, la loi stipule qu’elle doit être appliquée dans les 90 jours suivant la décision du tribunal.










