
Le Dr Tariq Lubani, médecin urgentiste et directeur médical de Glia International, a rejeté les accusations formulées par Médecins Sans Frontières (MSF) selon lesquelles des hôpitaux de Gaza seraient utilisés en violation du droit international humanitaire. Selon lui, ces affirmations ne reflètent pas la réalité du terrain.
S’exprimant depuis l’hôpital Nasser, dans le sud de Gaza, Lubani a déclaré qu’il ne partage pas les évaluations suggérant que des groupes palestiniens utiliseraient des infrastructures médicales à des fins non civiles.
Le médecin a rappelé qu’il soutient le système de santé de Gaza depuis plus de quinze ans, à travers des missions de terrain et des projets d’ingénierie médicale, soulignant qu’il n’a jamais été témoin de pratiques susceptibles de confirmer de telles allégations. Il a insisté sur le fait que les hôpitaux palestiniens continuent de respecter leur mission civile et humanitaire.
Lubani a également évoqué les attaques passées contre l’hôpital Nasser, au cours desquelles personnels soignants et patients ont été touchés, avertissant que des déclarations formulées dans ce contexte pourraient aggraver encore les risques sur le terrain.
Le Dr Lubani a appelé les organisations internationales à fonder leurs prises de position sur des informations vérifiées, réaffirmant sa solidarité avec les soignants de Gaza et soulignant l’importance cruciale de la protection de la neutralité médicale.
Samedi, MSF a annoncé la suspension de toutes les opérations médicales non urgentes à l’hôpital Nasser, invoquant des violations de sécurité représentant des menaces "graves" pour son personnel et ses patients.
L’ONG, basée à Genève, a indiqué avoir constaté une augmentation des signalements faisant état de la présence d’hommes armés dans certaines zones de l’enceinte hospitalière, depuis le cessez-le-feu négocié par les États-Unis entre Israël et Hamas en octobre de l’année dernière.









