
L’affaire Madjouline suscite une mobilisation dans le milieu hospitalier parisien. Infirmière à la Pitié-Salpêtrière, elle affirme subir des pressions liées au port d’un calot. Des étudiants en médecine et le collectif SOS soignées ou saignées dénoncent une discrimination et parlent d’une "chasse aux sorcières" au sein de l’hôpital public. Plusieurs témoignages de soignantes évoqueraient des situations similaires. Une distribution symbolique de calots est annoncée devant l’établissement afin de soutenir la professionnelle de santé.
Une infirmière de la Pitié-Salpêtrière au cœur de la controverse
L’affaire Madjouline suscite une vive mobilisation dans le milieu hospitalier. Infirmière depuis plusieurs années à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, la soignante affirme avoir subi des pressions de sa direction en raison du port d’un calot.
Selon des soutiens présents devant l’hôpital Tenon, cette professionnelle de santé, décrite comme "exemplaire" par ses collègues, aurait été ciblée ces derniers mois. Ils dénoncent une mesure jugée disproportionnée dans un contexte de crise structurelle de l’hôpital public.
Le collectif SOS soignées ou saignées dénonce une "répression"
Une étudiante en médecine, membre du collectif SOS soignées ou saignées, indique que plusieurs rassemblements ont été organisés en soutien à l’infirmière.
Le collectif affirme avoir recueilli d’autres témoignages de soignantes qui auraient fait l’objet de pressions similaires. Certaines évoquent des remarques ou des procédures internes liées au port d’un couvre-chef, invoqué pour des raisons d’hygiène ou personnelles.
Un débat plus large sur les discriminations à l’hôpital
Les membres du collectif estiment que cette situation reflète des tensions plus larges au sein du service public hospitalier. Ils évoquent des cas de discriminations fondées sur l’apparence, l’origine supposée ou la religion.
Les soutiens annoncent l’organisation d’une distribution symbolique de calots devant la Pitié-Salpêtrière le mardi 17. Ils appellent à une mobilisation élargie afin de dénoncer ce qu’ils considèrent comme des pratiques discriminatoires.
À ce stade, la direction hospitalière n’a pas communiqué publiquement sur cette affaire.









