ONU: 80 pays condamnent l'expansion de la "présence illégale" d'Israël en Cisjordanie occupée

La rédaction avec
09:5418/02/2026, mercredi
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Un Palestinien originaire du village de Burqa passe devant une clôture décorée de drapeaux israéliens installée par des colons juifs après avoir annoncé leur contrôle sur la gare historique Al-Masoudiya, juste au nord de la ville de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie occupée par Israël, le 15 février 2026.
Crédit Photo : JAAFAR ASHTIYEH / AFP
Un Palestinien originaire du village de Burqa passe devant une clôture décorée de drapeaux israéliens installée par des colons juifs après avoir annoncé leur contrôle sur la gare historique Al-Masoudiya, juste au nord de la ville de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie occupée par Israël, le 15 février 2026.

Plus de 80 États membres de l’Organisation des Nations unies, ainsi que plusieurs organisations internationales, ont dénoncé mardi les décisions "unilatérales" prises par Israël pour renforcer ce qu’ils qualifient de présence illégale en Cisjordanie occupée.

Lors d’une conférence de presse tenue au siège de l’ONU à New York, l’observateur permanent de la Palestine, Riyad Mansour, a indiqué s’exprimer au nom de plus de 80 pays et de diverses organisations afin de condamner les récentes décisions israéliennes concernant la Cisjordanie.

Il a souligné que ces mesures, visant à étendre la présence israélienne dans le territoire occupé, contreviennent aux obligations d’Israël au regard du droit international et doivent être annulées sans délai.

Le groupe a réaffirmé son rejet catégorique de toute tentative d’annexion et de toute action cherchant à modifier la composition démographique, le statut juridique ou le caractère du territoire palestinien occupé depuis 1967, y compris à Jérusalem-Est.

Selon la déclaration commune, ces politiques violent le droit international, fragilisent les efforts de paix et de stabilité régionale, et compromettent les chances de parvenir à un règlement global du conflit.

Les signataires ont également rappelé leur engagement, tel qu’énoncé dans la Déclaration de New York, à prendre des mesures concrètes conformément au droit international, aux résolutions pertinentes de l’ONU et à l’avis consultatif rendu en juillet 2024 par la Cour internationale de Justice, qui a jugé illégale l’occupation israélienne et appelé à l’évacuation de toutes les colonies en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

La déclaration insiste par ailleurs sur le fait qu’une paix juste et durable, fondée sur les résolutions des Nations unies, le principe de la terre contre la paix, les paramètres de Madrid et l’Initiative de paix arabe, demeure la seule voie pour garantir la sécurité et la stabilité dans la région.

En février, le gouvernement israélien a approuvé un projet visant à enregistrer de vastes portions de la Cisjordanie comme « propriété de l’État », une mesure inédite depuis le début de l’occupation en 1967. Les Palestiniens avertissent que ces initiatives pourraient ouvrir la voie à une annexion formelle du territoire, mettant fin aux perspectives de création d’un État palestinien tel que prévu par les résolutions onusiennes.

Depuis le lancement de la guerre contre la bande de Gaza le 8 octobre 2023, Israël a intensifié ses opérations militaires en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est. Ces actions, marquées par des arrestations, des déplacements forcés, des violences meurtrières et l’expansion des colonies, viseraient selon des responsables palestiniens à imposer de nouveaux faits accomplis sur le terrain.


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