La Türkiye et 7 pays condamnent la décision d’Israël de déclarer des terres en Cisjordanie "terres d’État"

La rédaction avec
18:4817/02/2026, Salı
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Des soldats israéliens positionnés devant une maison lors d’un raid militaire dans la localité d’al-Yamun, à l’ouest de Jénine, en Cisjordanie occupée, le 17 février 2026.
Crédit Photo : Mohammed Mansour / AFP
Des soldats israéliens positionnés devant une maison lors d’un raid militaire dans la localité d’al-Yamun, à l’ouest de Jénine, en Cisjordanie occupée, le 17 février 2026.

Les ministres des Affaires étrangères de la Türkiye, de l’Égypte, de l’Indonésie, de la Jordanie, du Pakistan, du Qatar, de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis dénoncent la décision d’Israël de déclarer des terres de Cisjordanie "terres d’État", accusant Tel-Aviv d’accélérer la colonisation et d’imposer une souveraineté illégale.

Les ministres des Affaires étrangères de la Türkiye, de l’Égypte, de l’Indonésie, de la Jordanie, du Pakistan, du Qatar, de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis ont fermement condamné la décision prise par Israël de déclarer les terres de la Cisjordanie occupée
"terres d’État"
et d’adopter pour la première fois depuis 1967 des procédures visant à enregistrer la propriété foncière et à résoudre les questions foncières sur de vastes parties de la Cisjordanie occupée.

Le ministère des Affaires étrangères a publié une déclaration conjointe des ministres des Affaires étrangères de la Türkiye, de l’Égypte, de la Jordanie, de l’Indonésie, du Pakistan, du Qatar, de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis.


Publication du compte officiel du ministère des Affaires étrangères du Qatar sur X.
Dans la déclaration, qui condamne la décision d’Israël de déclarer les terres de la Cisjordanie occupée
"terres d’État"
et d’adopter pour la première fois des procédures sur l’enregistrement et la résolution de la propriété foncière dans de vastes zones de la Cisjordanie occupée, on peut lire:
"Cette mesure illégale constitue une grave escalade visant à accélérer les activités de colonisation, à s’approprier des terres, à renforcer le contrôle de facto d’Israël et à imposer une souveraineté israélienne illégale sur les territoires palestiniens occupés, portant ainsi atteinte aux droits légitimes du peuple palestinien."

La déclaration a confirmé que ces mesures constituent une violation manifeste du droit international et du droit international humanitaire, en particulier de la Quatrième Convention de Genève, ainsi que des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies, notamment la Résolution 2334 (2016).

La déclaration a souligné que la décision est également en contradiction avec l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice concernant les conséquences juridiques découlant des politiques et pratiques d’Israël dans les territoires palestiniens occupés, lequel souligne l’illégalité des mesures visant à modifier le statut juridique, historique et démographique de ces territoires, l’obligation de mettre fin à l’occupation ainsi que l’interdiction de l’acquisition de territoire par la force.

La déclaration indique que cette démarche reflète une tentative d’imposer une nouvelle réalité juridique et administrative visant à consolider le contrôle sur les territoires occupés, qu’elle affaiblit la vision d’une solution à deux États, érode les perspectives d’établissement d’un État palestinien indépendant et viable, et met en péril l’instauration d’une paix juste et globale dans la région.

Les ministres ont réitéré leur rejet catégorique de toutes les initiatives unilatérales visant à modifier le statut juridique, démographique et historique des territoires palestiniens occupés et ont précisé:

"Ils soulignent que de telles politiques constituent une escalade dangereuse susceptible d’aggraver davantage les tensions et l’instabilité dans les territoires palestiniens et dans la région en général. Les ministres appellent la communauté internationale à assumer ses responsabilités et à prendre des mesures claires et résolues afin de mettre fin aux violations, d’assurer le respect du droit international et de protéger les droits inaliénables du peuple palestinien, notamment le droit à l’autodétermination, y compris la fin de l’occupation, et l’établissement d’un État palestinien indépendant et souverain sur la base des frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale."

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