
Le Pakistan accueille samedi à Islamabad des négociations directes inédites entre les États-Unis et l’Iran, présentées comme les plus importantes depuis 1979. Ces discussions, baptisées "Islamabad Talks", visent à consolider un cessez-le-feu fragile de deux semaines et à ouvrir la voie à un accord de paix durable au Moyen-Orient. Menées sous médiation pakistanaise, elles réunissent des délégations de haut niveau, dont le vice-président américain JD Vance et plusieurs responsables iraniens. Les deux parties affichent des positions profondément divergentes sur le nucléaire et les sanctions.
Des discussions inédites depuis 1979 sous médiation pakistanaise
Le Pakistan accueille ce samedi à Islamabad des négociations directes entre les États-Unis et l’Iran, dans un contexte de forte tension régionale et de cessez-le-feu fragile conclu récemment. Ces pourparlers, surnommés "Islamabad Talks", sont présentés comme les plus significatifs depuis la rupture diplomatique de 1979 entre les deux pays.
Les discussions se tiennent dans un lieu tenu secret au cœur de la capitale pakistanaise, hautement sécurisée. Selon des responsables pakistanais, elles pourraient se poursuivre pendant plusieurs jours, en fonction de l’évolution des échanges.
Les délégations américaine et iranienne sont arrivées séparément à Islamabad. Le Pakistan joue le rôle de médiateur, avec la participation directe de son ministre des Affaires étrangères Ishaq Dar.
Des délégations de haut niveau
Côté iranien, la délégation est dirigée par le président du Parlement Bagher Qalibaf, accompagné du ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi et d’autres hauts responsables sécuritaires.
Désaccords profonds sur le nucléaire et les sanctions
Les positions des deux camps restent largement opposées. Téhéran défend un cadre en dix points incluant la levée des sanctions américaines, la reconnaissance de son droit à l’enrichissement d’uranium et des garanties contre toute nouvelle agression.
De son côté, Washington exige l’arrêt du programme nucléaire iranien, des restrictions sur les missiles balistiques et la fin de l’influence des groupes alliés de Téhéran dans la région.
Selon plusieurs analystes, le niveau élevé des délégations envoyées à Islamabad montre néanmoins une volonté politique de tester une possible désescalade.
Un tournant diplomatique après des décennies de rupture
Des experts estiment que ces discussions pourraient marquer un tournant dans les relations entre Washington et Téhéran. Pour certains observateurs, un éventuel accord modifierait profondément les équilibres diplomatiques au Moyen-Orient.
Depuis la révolution iranienne de 1979 et la crise des otages à l’ambassade américaine de Téhéran, les relations entre les deux pays sont quasi inexistantes. Islamabad Talks pourraient constituer la première tentative structurée de rapprochement direct depuis plus de quarante ans.









