Zimbabwe: la justice refuse la libération de manifestants opposés au gouvernement

16:1610/04/2025, Perşembe
AFP
Au Zimbabwe, des soldats ont ouvert le feu sur des manifestants de l'opposition, tuant au moins une personne lors de manifestations, le 1er août 2025. Les manifestants accusent le parti au pouvoir d'avoir truqué les élections présidentielles, les premières depuis la fin du règne de Robert Mugabe, qui a duré 37 ans.
Crédit Photo : X / Archive
Au Zimbabwe, des soldats ont ouvert le feu sur des manifestants de l'opposition, tuant au moins une personne lors de manifestations, le 1er août 2025. Les manifestants accusent le parti au pouvoir d'avoir truqué les élections présidentielles, les premières depuis la fin du règne de Robert Mugabe, qui a duré 37 ans.

Un tribunal zimbabwéen a refusé jeudi la libération sous caution d'une petite centaine de personnes arrêtées 10 jours plus tôt pour avoir protesté contre le régime du président Emmerson Mnangagwa.

Le magistrat Isheunesu Matova a fait état d'un
"risque de causer des troubles"
pour motiver son refus de les libérer sous caution.

La police avait arrêté 95 personnes le 31 mars lors d'une petite manifestation au centre de Harare, la capitale de ce pays pauvre d'Afrique australe.

Âgées de 20 à 63 ans, les personnes emprisonnées ont été accusées de trouble à l'ordre public et de participation à des rassemblements ayant l'intention de promouvoir la violence publique, des infractions qui peuvent entraîner une peine allant jusqu'à cinq ans de prison.


Parmi elles, trois étaient déjà visées par des accusations similaires.


Cette mobilisation avait été initiée par Blessed Geza, ancien cadre du parti au pouvoir, la Zanu-PF, et ancien combattant de la guerre d'indépendance, qui accuse M. Mnangagwa de chercher à rester au pouvoir après la fin de son mandat en 2028.

Seuls 200 manifestants s'étaient rassemblés dans la capitale selon la police, mais de nombreuses entreprises et bureaux avaient été fermés dans plusieurs villes.


Emmerson Mnangagwa, qui a pris le pouvoir en 2017 à la suite d'un coup d'État contre l'ancien dirigeant Robert Mugabe, est accusé de dérive autoritaire et d'avoir écrasé ses opposants en leur infligeant de lourdes peines de prison.

Le journaliste Blessed Mhlanga est en prison depuis le 24 février après avoir interviewé M. Geza.


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