Sciences Po et la Sorbonne contre la loi Yadan

La rédaction
18:0014/04/2026, Salı
Yeni Şafak

Des étudiants ont occupé simultanément Sciences Po et la Sorbonne pour protester contre la proposition de loi Yadan, examinée les 16 et 17 avril à l’Assemblée nationale. Ils dénoncent un texte "liberticide" et accusent leurs établissements de complicité avec Israël dans le contexte de la guerre à Gaza. Cette mobilisation s’inscrit dans un mouvement croissant de solidarité avec la cause palestinienne en France. Une pétition contre la loi a déjà recueilli plus de 500 000 signatures, témoignant de l’ampleur de la contestation.

À quelques jours de l’examen de la proposition de loi Yadan à l’Assemblée nationale, les universités françaises sont à nouveau le théâtre de mobilisations étudiantes. Des étudiants ont occupé simultanément Sciences Po et la Sorbonne pour dénoncer un texte jugé "liberticide" et protester contre ce qu’ils qualifient de "complicité" de leurs établissements avec Israël dans le contexte de la guerre à Gaza.


Une mobilisation étudiante coordonnée


Les occupations de Sciences Po Paris et de la Sorbonne s’inscrivent dans une dynamique de contestation qui ne cesse de s’intensifier en France. Les étudiants mobilisés entendent peser sur le débat parlementaire, alors que la loi Yadan doit être examinée les 16 et 17 avril à l’Assemblée nationale.


Selon les organisateurs, cette proposition de loi représenterait une menace directe pour les libertés publiques et viserait à restreindre les actions de solidarité avec la cause palestinienne. Ils dénoncent un durcissement du cadre légal qui pourrait affecter les mobilisations étudiantes, les manifestations et les prises de parole sur les campus.


Une pétition contre ce texte a déjà dépassé les 500 000 signatures, signe d’une mobilisation qui dépasse largement le cadre universitaire.


Complicité avec Israël ?


Au-delà du rejet de la loi Yadan, les étudiants ciblent également les partenariats académiques entre leurs établissements et des institutions israéliennes. Ils accusent Sciences Po et la Sorbonne de contribuer, à travers ces coopérations, à ce qu’ils décrivent comme un "projet génocidaire" à Gaza.


Ces accusations s’inscrivent dans un mouvement international de boycott académique, qui appelle à suspendre les collaborations avec les institutions israéliennes. Ce mouvement, déjà actif dans plusieurs pays, gagne en visibilité en France depuis le début de l’offensive israélienne à Gaza.


Les directions des établissements concernés n’ont pas immédiatement réagi à ces actions. Toutefois, ces occupations pourraient relancer le débat sur la neutralité des institutions académiques et leur rôle dans les conflits internationaux.


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