
Dans un entretien exclusif à Nouvelle Aube, le politologue François Burgat critique le traitement médiatique du génocide à Gaza par les agences de presse occidentales. Selon lui, les médias français ont perdu leur rôle historique de pluralisme et se montrent désormais alignés sur les positions gouvernementales. L’universitaire estime que les médias du Sud rendent aujourd’hui compte plus fidèlement du conflit palestinien. Il affirme même préférer suivre la "propagande turque",, qui dénonce selon lui le génocide à Gaza, plutôt que la "propagande française", accusée de relayer la communication israélienne. François Burgat mets des guillemets à “propagande”, car pour certaines mauvaises langues de la presse française, un média non occidental qui exprime un point de vue opposée est nécessairement une “propagande”.
François Burgat dénonce le traitement médiatique du génocide à Gaza
Selon lui, un renversement historique s’est opéré dans la circulation de l’information entre l’Europe et le monde arabe.
Pour Burgat, cette évolution affecte directement la manière dont les conflits internationaux, et notamment la guerre à Gaza, sont couverts par les agences de presse occidentales.
La "propagande turque"
L’universitaire estime désormais que de nombreux médias du Sud offrent une lecture plus fidèle de la réalité du terrain.
Dans ce contexte, Burgat souligne également le rôle de médias indépendants ou alternatifs.
"Nouvelle Aube joue un rôle dans le débat public, un rôle précieux"
Selon lui, cette préférence tient à la manière dont les autorités et les médias traitent la situation à Gaza.
Un débat sur la crédibilité des agences de presse
Il estime que les voix critiques sont régulièrement disqualifiées dans le débat public.
Le chercheur reconnaît toutefois le caractère paradoxal de cette évolution.











