Portrait: Alex, jugé pour avoir défendu la Résistance palestinienne

David Bizet
16:0812/01/2026, lundi
MAJ: 12/01/2026, lundi
Yeni Şafak

Alex, membre de la Ligue de la jeunesse révolutionnaire et de la coordination nationale contre la répression du mouvement pro-palestinien, comparaîtra mardi 13 janvier à Paris. Il est poursuivi pour des propos qualifiés d’"apologie du terrorisme" après un discours en soutien à la résistance palestinienne et à la libération de Georges Abdallah. Dans une interview exclusive accordée à Nouvelle Aube, il dénonce une répression politique ciblée, marquée par des arrestations, des perquisitions et des interdictions de manifester. Selon lui, ces poursuites illustrent une atteinte grave aux libertés publiques en France.

Une interview exclusive avant un procès très attendu


À quelques jours de son procès, Alex a accordé un entretien exclusif à la rédaction de Nouvelle Aube. Militant au sein de la Ligue de la jeunesse révolutionnaire, il est également engagé dans la coordination nationale contre la répression du mouvement pro-palestinien.


"Je passe en procès mardi 13 janvier à Paris. On me reproche des faits qualifiés d’apologie du terrorisme"
, explique-t-il. Ces poursuites font suite à un discours prononcé en faveur de la libération de Georges Abdallah et au soutien affiché à la résistance palestinienne.

Alex insiste sur le caractère politique de cette procédure.
"Tout cela pour avoir défendu ce qui est légal, légitime et juste: la résistance palestinienne face à l’occupation israélienne"
, affirme-t-il.

Une répression multiforme dénoncée par le militant


Selon Alex, les poursuites judiciaires s’inscrivent dans un climat de répression plus large. Il relate une série de mesures coercitives prises à son encontre après ses prises de position publiques.


"J’ai été arrêté à la sortie de l’aéroport en rentrant du Maroc. Il y a eu une perquisition, une garde à vue, une interdiction de manifester"
, détaille-t-il. À cela s’ajoutent une suspension temporaire de son travail et la fermeture de son compte bancaire.

Le militant souligne que son cas est loin d’être isolé.
"D’autres personnes passent le même jour que moi à Paris, notamment une militante lyonnaise. D’autres ont déjà été jugés à Lyon ou vont l’être prochainement",
précise-t-il.

Libertés publiques et répression du mouvement pro-palestinien


Alex estime que la stratégie de l’État a évolué au fil des mois.
"Au début, la pression portait sur l’opinion publique avec l’injonction de condamner le 7 octobre et le Hamas. Cela n’a pas pris"
, analyse-t-il.

Selon lui, une majorité de la population française refuse de condamner la résistance palestinienne. Face à cet échec, la répression se serait concentrée sur les figures visibles du mouvement.


"Ils ont ciblé les personnes qui prenaient la parole et organisaient la mobilisation, qu’elles soient associatives, révolutionnaires ou issues des quartiers populaires"
, affirme Alex. L’objectif serait, selon lui, d’empêcher toute structuration du mouvement solidaire de la Palestine.

"Un procès pour des paroles, pas pour des actes"


Le militant dénonce enfin une dérive qu’il juge antidémocratique
. "On parle d’antiterrorisme, non pas pour des actes, mais pour des propos"
, souligne-t-il.

Il rappelle qu’environ 800 procédures similaires auraient été engagées.
"Dans le pays des droits de l’homme, c’est assez ironique de se retrouver en procès pour un simple discours
", conclut Alex.

Son procès, prévu mardi 13 janvier à Paris, est suivi de près par de nombreuses organisations et militants dénonçant une criminalisation croissante du soutien à la cause palestinienne.


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