Les prévenus n’étaient pas présents à l’audience pour entendre le jugement.
Neuf CRS condamnés pour avoir infligé des violences à des manifestants Gilets jaunes réfugiés dans un Burger King le 1er décembre 2018 continuent leur carrière au sein de la police, selon Mediapart, média d’investigation français.
Le tribunal correctionnel de Paris les a dispensés de l’inscription de leur condamnation au casier judiciaire et a écarté la peine complémentaire d’interdiction de porter une arme.
Lors du jugement rendu le 17 mars, les peines de six à vingt-quatre mois de prison avec sursis ont été prononcées contre ces policiers, âgés de 31 à 53 ans, qui risquaient jusqu’à sept ans de prison ferme.
Les prévenus n’étaient pas présents à l’audience pour entendre le jugement.
Les avocats des parties civiles ont salué la décision, mais regretté l’absence de poursuites contre les supérieurs hiérarchiques et souligné l’
persistante entre les victimes de violences policières et les forces de l’ordre.
Moad Nefati a déclaré que
"les forces de l’ordre ne disposent pas d’un totem d’immunité qui leur permettrait de commettre des violences parce qu’elles sont fatiguées".
Le tribunal a également rappelé que plusieurs victimes n’avaient pas été identifiées et que celles constituées parties civiles, dont le photojournaliste Adrien Lévy-Cariès, devront se tourner vers le tribunal administratif pour solliciter une indemnisation, la faute commise par les CRS n’étant
"pas détachable du service".
L’affaire s’inscrit dans un contexte plus large de violences policières pendant le mouvement des Gilets jaunes, dont très peu ont donné lieu à des procès.
Les enquêtes et procédures sur d’autres incidents graves, notamment ceux concernant Gabriel Pontonnier, Jérôme Rodrigues ou la jeune Angelina à Marseille, sont toujours en cours.