
Neuf membres des Compagnies républicaines de sécurité (CRS) sont jugés à partir de lundi par le tribunal correctionnel de Paris pour des violences commises dans un restaurant Burger King lors d’une manifestation du mouvement des "gilets jaunes" en 2018.
Les audiences doivent se poursuivre jusqu’à jeudi, rapporte LCI.
Âgés de 30 à 52 ans, les policiers comparaissent pour violences volontaires avec plusieurs circonstances aggravantes et encourent, pour certains, jusqu’à sept ans de prison et 100 000 euros d’amende.
Les faits se sont déroulés le 1er décembre 2018, lors de l’acte III du mouvement des "gilets jaunes". Des manifestants s’étaient réfugiés dans un restaurant Burger King situé avenue de Wagram, dans le 17e arrondissement de Paris.
Les CRS, appartenant à la compagnie CRS 43 basée à Chalon-sur-Saône, sont accusés d’avoir frappé plusieurs personnes à coups de matraque ou de pied.
Eborgnement d’un manifestant à Paris
Elle a évoqué un contexte marqué par d’importantes dégradations à l’Arc de Triomphe, l’éborgnement d’un manifestant à Paris et l’incendie de la préfecture du Puy-en-Velay.
Selon l’enquête, les manifestants présents dans le restaurant n’avaient pas commis de violences ni de dégradations, mais cherchaient de l’air et de l’eau pour se protéger des gaz lacrymogènes.
Donneurs d'ordre non poursuivis
Les autorités hiérarchiques ont reconnu durant l’enquête que l’intervention n’était pas légitime, a rapporté ICI.
Cinq victimes se sont constituées parties civiles dans la procédure ouverte en mai 2019, tandis que d’autres n’ont pas été identifiées.











